L'UMP entre espoir et scepticisme sur le retour de Sarkozy

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PARIS, 6 octobre (Reuters) - Le retour de Nicolas Sarkozy, qualifié de "raté" par Marine Le Pen, continue de diviser à l'UMP, où Henri Guaino juge que son échec serait "une catastrophe" et Xavier Bertrand souligne la difficulté de l'ancien président à "se réinventer". "C'est vrai que Nicolas Sarkozy ne fait pas l'unanimité, ni ni maintenant ni avant", a commenté l'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant sur Radio Classique et LCI. L'ancien secrétaire général de l'Elysée croit toutefois en "l'immense espoir" soulevé selon lui par Nicolas Sarkozy, qui brigue la présidence de l'UMP, première étape avant la primaire d'investiture à droite pour l'élection présidentielle de 2017. Son ancien conseiller spécial Henri Guaino, qui désapprouve la candidature de Nicolas Sarkozy à la direction de l'UMP, souligne que cette stratégie est "difficile". "C'est difficile pour au moins deux raisons : quand on a été président de la République, c'est difficile de redevenir chef de parti, et deuxièmement, tout le monde, la presse, traite cette campagne interne comme un début de campagne présidentielle", a-t-il déclaré sur Europe 1. "Maintenant qu'il s'est engagé, il faut qu'il réussisse, ce serait une catastrophe pour la démocratie, pour l'opposition" s'il échouait, a poursuivi le député des Yvelines, qui assistera lundi soir au meeting de Nicolas Sarkozy à Velizy-Villacoublay. Au journaliste qui observait qu'Alain Juppé et François Fillon resteraient des alternatives, Henri Guaino a répondu : "Il ne restera pas grand'chose". Pour l'ancien ministre Xavier Bertrand, candidat à la primaire qui a pris de nettes distances avec Nicolas Sarkozy, l'accueil en demi-teinte à l'égard de l'ancien président s'explique par la difficulté à "se réinventer". "Il avait inventé quelque chose en 2007, ensuite c'est compliqué de se réinventer et on voit même aujourd'hui que c'est quasiment impossible. Les idées qu'il a aujourd'hui, ce sont celles de 2012, de la campagne de 2012", a-t-il dit sur BFM TV et RMC Info. Pour le député Franck Riester, qui soutient Bruno Le Maire pour la présidence de l'UMP et croit en la victoire de ce dernier, le retour de Nicolas Sarkozy risque de faire capoter les primaires. "Le retour de Nicolas Sarkozy déclenche, réenclenche une guerre des chefs", a-t-il déploré sur France Info. "Je pense que la meilleure façon de préparer les primaires sereinement, c'est de faire appel au renouveau", a-t-il plaidé après avoir regretté que Nicolas Sarkozy "se hollandise" sur le mariage pour tous en cultivant le "flou" sur son approche de la loi Taubira autorisant l'union homosexuelle. (Sophie Louet, édité par Yves Clarisse)

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  • mlaure13 le mardi 7 oct 2014 à 10:32

    Si l'UMP continue dans la voix du sarkosisme, elle va se ramasser une veste comme en 2012...voir un pardessus à longues manches....ON NE VEUT PLUS DU BLINGBLING...QU'ON SE LE DISE UNE BONNE FOIS POUR TOUTE !!!...Ceci dit, il faut voter pour qqu'un de correct de D comme de G…, et là, c'est la super gageure ?!!!...

  • M3121282 le lundi 6 oct 2014 à 14:46

    Il ne connaissait pas Byg... il ne sait pas ! il ne savait pas que l'UMP était dans cette situation ! n'y que le pays avait augmenté sa dette de + 600 noix de bétel grace à lui et ses sbires ? il nous prend tous pour des militants UMP ?

  • g.marti4 le lundi 6 oct 2014 à 14:31

    sarko commence déjà sa campagne... et avec quels sous ? Il a montré qu'il était très dépensier.Donc cela montre qu'il n'a pas changé, raison supplémentaire pour ne pas voter pour lui. Les militants devraient se réveiller.