L'UMP débattra lundi de son attitude vis-à-vis du Front National

le
4
L'UMP débattra lundi de son attitude vis-à-vis du Front National
L'UMP débattra lundi de son attitude vis-à-vis du Front National

PARIS (Reuters) - L'UMP débattra lundi après-midi en bureau politique de son attitude dans les circonscriptions où le second tour des élections législatives opposera un socialiste à un candidat du Front national, a déclaré dimanche soir le secrétaire général du principal parti de droite, Jean-François Copé.

Il a réaffirmé qu'il n'y aurait pas d'alliance entre le FN et l'UMP mais n'a pas levé toute ambiguïté sur l'issue d'un débat qui risque de diviser le parti de l'ex-président Nicolas Sarkozy, en passe de perdre de nombreux sièges de députés.

"En ce qui concerne le deuxième tour, nous maintiendrons nos candidats partout où nous le pourrons et là où il y aura des duels (entre le FN et un candidat de gauche), on verra", a-t-il déclaré à TF1. "De toute façon, pas d'alliance avec le Front national, c'est clair. On discutera demain de la position que l'on prendra."

Le cas se présentera au moins pour un des membres du gouvernement du président François Hollande et de son Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, la radicale de gauche Sylvia Pinel (Artisanat et Commerce), en ballottage favorable face à un candidat FN dans le Tarn-et-Garonne.

Jean-François Copé a cependant dit qu'il s'interrogeait sur la question de savoir s'il fallait "soutenir des candidats socialistes" qui recueilleraient des voix de "l'extrême gauche de M. Mélenchon" - une allusion au Front de gauche. "Je n'en suis pas sûr. On en débattra demain", a-t-il ajouté.

Une ambiguïté dont n'est pas sorti non plus l'ex-ministre de l'Intérieur Claude Guéant, qui a défendu sur France 2 le "ni ni" - qui pourrait se traduire dans des cas comme celui de Sylvia Pinel "par une demande d'abstention ou une demande de vote blanc", a-t-il expliqué.

Il a néanmoins lui aussi assuré que l'UMP ne voulait pas passer d'accord avec le FN ou entrer dans des négociations avec le parti de Marine Le Pen.

"Pour deux raisons principales", a-t-il souligné : "C'est que le Front national a une vision qui n'est pas du tout la nôtre (...) et sur le plan économique la vision du Front national, c'est vraiment de l'étatisme débridé et nous ne sommes pas d'accord non plus avec ça."

Patrick Vignal, Emmanuel Jarry et Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • bercam01 le lundi 11 juin 2012 à 01:11

    Jean-François Coupé avait déjà décidé de perdre les législatives avant même le premier tour : n'attendons pas de lui qu'il change d'attitude en cours de route... Mais les électeurs de l'UMP sont peut-être moins handicapés du bulbe que ses dirigeants, on peut toujours rêver !

  • gepadtun le lundi 11 juin 2012 à 00:31

    Après avoir taillé des p.ipes aux électeurs du FN à la présidentielle, l'UMP en redemande. Cette absence de stratégie démontre clairement les dissensions au sein de ce parti en déroute.

  • cavalair le dimanche 10 juin 2012 à 23:41

    cope coui.ll.on

  • baljo le dimanche 10 juin 2012 à 21:42

    Oui Copé et sarko à été réélu président....