L'UMP à nouveau dans l'impasse

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LES NOUVELLES PROPOSITIONS DE FRANÇOIS FILLON REJETÉES PAR JEAN-FRANÇOIS COPÉ
LES NOUVELLES PROPOSITIONS DE FRANÇOIS FILLON REJETÉES PAR JEAN-FRANÇOIS COPÉ

PARIS (Reuters) - L'UMP est à nouveau plongée dans l'impasse après que Jean-François Copé a refusé mercredi les dernières propositions de François Fillon, son rival pour la présidence du principal parti d'opposition, provoquant l'exaspération de ses ténors.

Les deux hommes s'étaient accordés mardi sur l'idée d'un référendum interne sur l'opportunité d'organiser un nouveau vote pour les départager après l'élection contestée de Jean-François Copé, premier signe d'apaisement dans leur bras de fer.

Mais les deux camps avaient posé leurs conditions pour la concrétisation de cette initiative prise sous la pression de Nicolas Sarkozy. Elles se sont révélées incompatibles.

Jean-François Copé a estimé mercredi que les conditions pour l'organisation d'un référendum n'étaient pas réunies, son rival François Fillon ayant créé un groupe parlementaire dissident à l'Assemblée nationale baptisé Rassemblement-UMP (RUMP).

Le référendum "n'a de sens qu'à partir du moment où François Fillon lui-même prend l'initiative d'arrêter immédiatement le groupe dissident qu'il a formé distinct de l'UMP, le groupe RUMP, et renonce à son recours en justice qu'il a déposé", A-t-il dit lors d'une conférence de presse au siège de l'UMP.

François Fillon a proposé mercredi de réintégrer l'UMP avec ses partisans - 67 députés au total - dès qu'un accord sur un nouveau vote - et non un référendum - aura été atteint.

"Dès qu'il y aura un accord sur les modalités du nouveau vote, François Fillon demandera à son groupe de réintégrer le groupe UMP et mettra fin aux procédures judiciaires en cours", lit-on dans le communiqué de l'ancien Premier ministre.

BERTRAND EN A "MARRE DE CE FOUTOIR",

Jean-François Copé a opposé une fin de non recevoir à cette nouvelle proposition.

Constatant le blocage, 50 députés de l'UMP ont signé un appel à l'unité qui prévoit le retrait immédiat du groupe dissident de François Fillon et l'organisation d'un référendum sur la tenue d'un nouveau vote avant fin janvier.

Jean-François Copé a accepté cette initiative qui émane des anciens ministres Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno Le Maire.

"J'ai observé que Bruno Le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet demandent à François Fillon avant 15h00 de retirer son groupe dissident. Je pense que c'est la sagesse", a-t-il dit

Mais les partisans de François Fillon ne semblent pas prêts à rendre les armes puisque 70 membres du groupe UMP, sur 131, réunis en la présence de l'ancien Premier ministre, s'apprêtent à créer un groupe autonome comme l'ont fait les députés.

L'impasse paraît totale, l'entourage de l'ancien président ayant démenti des informations de presse annonçant la publication imminente d'un communiqué de sa part.

La situation a provoqué la réprobation, voire l'exaspération, dans les rangs du parti.

"J'en ai marre de ce foutoir", a dit Xavier Bertrand, ancien numéro un de l'UMP, qui n'a pas choisi son camp, sur Europe 1. "On dit que le ridicule ne tue pas, j'aimerais en être sûr."

Pour Bruno Le Maire, resté neutre, "le comportement des deux camps est irresponsable, soyons clair : irresponsable".

"Hier, pour la première fois dans ma vie de député, j'ai eu honte de l'image que nous donnions de notre famille politique, honte", a-t-il dit sur BFM TV.

Interrogé sur la suspension par Jean-François Copé du projet de référendum, Henri Guaino, qui l'avait soutenu pendant sa campagne, a répondu sur i>Télé : "Je le déplore."

"Cette idée de référendum était une voie de sortie, j'espère qu'elle le reste", a-t-il ajouté, en appelant François Fillon à renoncer à ce groupe parlementaire, création qu'il a qualifiée de "faute morale".

Même son de cloche de la part de Laurent Wauquiez, partisan de François Fillon.

"Ça me déçoit parce qu'il ne faut pas qu'on oublie que les militants en ont ras-le-bol, que les Français en ont assez", a-t-il dit sur France Info.

"On ne peut pas vivre sur cette élection", a-t-il ajouté, la jugeant "vérolée par la somme de toutes les irrégularités". "Il faut recommencer."

Jean-Baptiste Vey, avec John Irish, Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse

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  • M4189758 le mercredi 28 nov 2012 à 13:56

    JPi - Qu'est ce qui cloche avec ces deux là, Filons-Droit et Co-Opération ? Je crois qu'aucun des deux ne serait capable, comme Zarko, de dépenser 600 milliards d'euros en plus et en trop en 5 ans. Ils ont besoin de leur maître à dé-penser pour cela. Les militants de l'UMP (Ultra Mauvais Parti) devraient y ré-fléchir.

  • cacciat4 le mercredi 28 nov 2012 à 13:19

    ils commencent vraiment à nous les brisées