«L'UMP a besoin d'une droite forte»

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INTERVIEW - Proche de Nicolas Sarkozy depuis toujours, ancien ministre (notamment de l'Intérieur), Brice Hortefeux dresse le bilan de la présidentielle perdue et s'organise pour la suite.

LE FIGARO.- Quelles sont, selon vous, les causes de la défaite de Nicolas Sarkozy?

Brice HORTEFEUX.- La première cause est le réflexe d'alternance. Les socialistes n'avaient pas su gagner une présidentielle depuis 1988 - soit l'équivalent d'une génération. Et cela faisait dix ans que la droite était au pouvoir. C'est un cycle très long dans une démocratie moderne.

Mais Nicolas Sarkozy avait l'air convaincu de pouvoir «créer la surprise». C'était trop optimiste?

Il n'est pas passé loin de l'exploit. Sa défaite me rappelle un principe simple que Valéry Giscard d'Estaing m'avait énoncé il y a plusieurs années: «La crise crée l'alternance.» Je constate aussi une caractéristique de notre pays depuis cinquante ans: celui qui exerce la réalité du pouvoir n'est jamais reconduit. Valéry Giscard d'Estaing a été battu en 1981. Édouard Balladur et Lionel Jospin, premiers ministres de cohabitation, ont, eux aussi, été battus. Seul le général de Gaulle avait été

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