L'ultime combat des «femmes de réconfort» coréennes

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Les dernières survivantes des «esclaves sexuelles» de l'armée nippone attendent toujours excuses et compensations.

«Si j'avais su que cette lutte durerait si longtemps, je ne l'aurais pas commencée.» Kim Bok Dong esquisse un sourire sous son chapeau décati, assorti à sa petite robe aux motifs fuchsia. À 86 ans, cette rescapée de l'enfer de la conquête impériale japonaise s'est mise sur son 31, comme chaque mercredi, pour mener son dernier combat, sur le trottoir d'une petite rue du centre de Séoul, en Corée du Sud.

Face à elle, l'austère ambassade du Japon, bâtiment de briques surmonté de son drapeau, ressemble à un fortin assiégé par les tours high-tech de la mégalopole sud-coréenne et la foule des manifestants. Ils sont plus d'une centaine d'activistes, chaque semaine depuis 1992, à venir demander justice pour les dizaines de milliers de Coréennes transformées en esclaves sexuelles par l'armée japonaise entre 1937 et 1945. Avant qu'il ne soit trop tard. Car Mme Kim fait partie des 62 dernières «femmes de réconfort» officiellement encore en vie en Corée du Sud, où elle

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