L'ultime adieu au roi rouge de Pyongyang

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Les funérailles obséquieuses de Kim Jong-il visent à justifier le pouvoir dynastique en Corée du Nord.

À l'entrée du mausolée Kumsusan, le visiteur passe dans un sas de décontamination où une soufflerie époussette le moindre grain de poussière. Auparavant, ses semelles ont été brossées et, parcourant un long tapis roulant, il a croisé des familles en costume traditionnel, les traits amaigris, à l'expression terrifiée. Puis, dans le hall des lamentations, il patiente sous les haut-parleurs qui rappellent les millions d'hommages qui ont convergé vers «le plus grand homme de l'histoire de l'humanité». Enfin, le visiteur pénètre dans le saint des saints, au cœur de ce palais aux allures de bunker, fossilisé depuis la mort de Kim Il-sung, en 1994. Au plafond, une lumière orangée tamise l'obscurité et accentue le mystère. Au centre de la pièce, sous des projecteurs blafards, la dépouille du «président éternel» brille sur un catafalque rouge sang, protégé d'un cercueil de verre. L'épicentre d'une secte d'État, qui a érigé en dieu son fondateur.

C'est ici, à

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