L'Ukraine n'aurait plus de blé à vendre dès mi-novembre

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Le vice-ministre ukrainien de la Politique agricole et de l'alimentation, Ivan Yuriyovich, a confirmé, ce 19 octobre après-midi, que les possibilités d'exportations de blé du pays pourraient être épuisées dès le 15 ou le 20 novembre.

Les capacités d'exportations pour 2012-2013, évaluées à 4 millions de tonnes début septembre, sont désormais réhaussées, entre 5 et 5,3 millions de tonnes. Or, selon le gouvernement, l'Ukraine a déjà exporté 3,56 millions de tonnes de blé au 16 octobre, soit un rythme deux fois plus rapide que l'année dernière, la demande s'étant accélérée ces dernières semaines. Les exportations ont ainsi atteint 942.000 tonnes en moins de trois semaines pour ce mois d'octobre, les acheteurs se précipitant pour s'approvisionner avant une éventuelle interruption des ventes.

Les rumeurs sur un embargo des exportations ukrainiennes à partir de mi-novembre avaient provoqué une hausse des cours du blé, ce matin, aux Etats-Unis et, dans une moindre mesure, en Europe. A Chicago, le contrat décembre a gagné jusqu'à 2%, à 8,85 dollars le boisseau, avant de se replier légèrement.

La hausse des cours reste finalement limitée, la perspective de restriction des exportations ukrainiennes étant déjà en grande partie intégrée par les marchés. La production ukrainienne de blé est estimée à 15,5 millions de tonnes, soit 30% de moins qu'en 2011.

Les marchés réagissent à toutes les annonces, dans un contexte tendu. L'offre de blé est réduite notamment par une faible récolte en Russie, de mauvaises perspectives pour les prochaines récoltes australiennes, et un transfert de la demande du maïs vers le blé, en raison de la sécheresse américaine.

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