L'UKIP forme un groupe au Parlement européen grâce à une ex-FN

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BRUXELLES (Reuters) - Le Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP) est parvenu mercredi à former un groupe au Parlement européen grâce au ralliement de la députée française Joëlle Bergeron, qui a rompu avec le Front national.

Ce ralliement permet au mouvement britannique et à ses alliés de compter sept nationalités différentes, seuil requis pour former un groupe à Strasbourg.

L'UKIP, qui a décliné l'offre de ralliement du Front national, était dès lors en concurrence avec le mouvement de Marine le Pen pour la formation d'un tel groupe, qui permet d'obtenir davantage d'aides financières et de temps de parole.

Baptisé Europe de la liberté et de la démocratie, celui qu'il est parvenu à former mercredi rassemble le Mouvement 5 étoiles de l'humoriste italien Beppe Grillo, le parti lituanien Ordre et justice, les Démocrates suédois ainsi qu'un élu tchèque, un Letton et une Française dont l'arrivée a donc été décisive.

"Je suis très fier d'avoir formé ce groupe avec d'autres membres du Parlement européen où nous avons l'intention d'être la voix du peuple. Attendez-vous à ce que nous menions le bon combat pour que nos pays redeviennent maîtres de leur destin", a dit Nigel Farage, chef de file de l'UKIP, dans un communiqué.

Joëlle Bergeron a quitté le FN deux jours après les européennes. Avant le scrutin, elle s'était attirée les foudres du mouvement en se prononçant en faveur du droit de vote pour les étrangers qui travaillent et payent des impôts en France.

Marine le Pen, qui est toujours à la recherche de représentants de deux autres pays pour former son propre groupe, a exclu de s'associer aux Grecs d'Aube dorée et aux Hongrois du Jobbik, jugés trop radicaux.

Les europhobes allemands de l'AfD ont quant à eux rejoint les rangs des Conservateurs et réformistes européens, formés en 2009 par le Premier ministre britannique David Cameron, qui deviennent ainsi le quatrième groupe après le Parti populaire européen (PPE, centre-droit), les socialistes et les libéraux.

Le FN, d'ores et déjà associé au Parti de la liberté du Néerlandais Geert Wilders, a jusqu'à mardi pour trouver les deux alliés qui lui manquent.

(Julia Fioretti, Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Tangi Salaün)

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  • mucius le jeudi 19 juin 2014 à 07:10

    L'UKIP n'a en effet rien à voir avec le FN dont les dirigeants rappelons-le soutiennent les grévistes SNCF!

  • mark92 le mercredi 18 juin 2014 à 23:13

    Déja députée européenes à 37 000€/ mois, elle a touché combien pour ce ralliement ?? Ca paie bien la politique. Merci les électeurs du FN et après les élections: "allez vous faire voire"