L'UFC Que Choisir épingle les grands défauts des petites assurances

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(lerevenu.com) - Après les assurances de téléphonie mobile, fin 2012, l'association de consommateurs s'en prend aux assurances accessoires, ces protections d'un coût individuel limité à deux centaines d'euros pour les plus chères, mais dont l'encours total pour les six principales n'en représente pas moins de 2 milliards d'euros (moyens de paiement, extensions de garantie, animaux domestiques, ou loyers impayés, etc.). Pour son étude, UFC Que Choisir n'a retenu que les cas de l'assurance moyens de paiement et celles sur les fuites d'eau.

Les principales critiques de l'association de consommateurs portent sur le fait que les garanties vantées par les vendeurs «sont en réalité bardées d'exclusions qui en limitent fortement l'intérêt réel». Et même lorsque la couverture est correcte, la procédure de mise en ?uvre de la garantie «rend difficile, voire impossible l'indemnisation par le consommateur». En outre, l'UFC Que choisir rappelle que, depuis 2009, date à laquelle a été transposée en droit français la directive européenne sur les services de paiement, les banques doivent déjà mieux rembourser leurs clients victimes de fraude : «Par exemple, si, un jour, un consommateur constate sur son compte une fraude de 1.500 euros, la banque devra lui rembourser 1.350 euros, seuls 150 euros ne seront pas remboursés et resteront à la charge du consommateur.» Et cette franchise de 150 euros n'est même pas applicable pour la plupart des fraudes affectant des paiements sur Internet, avec des numéros de cartes bancaires.

Afin d'en finir avec des «prix d'assurance sans lien avec le risque réellement encouru par les consommateurs», l'association de consommateurs demande donc un surcroît de transparence et de réglementation pour ce domaine de prestations de services

1. Que, dans toute communication en vue de la vente d'un produit d'assurance, les exclusions soient
mentionnées de manière aussi explicite que les garanties.

2. L'obligation pour le vendeur d'indiquer au client son niveau de commissionnement sur l'assurance vendue.

3. La mise en place d'un droit de rétractation, quel que soit le type d'assurance accessoire.

4. L'établissement d'une résiliation à tout moment à partir d'un an dans le contrat d'assurance.

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