L'UE veut un volet énergie au partenariat commercial avec les USA

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WASHINGTON, 9 septembre (Reuters) - Il serait impensable que les Etats-Unis ne s'engagent pas à exporter du pétrole et du gaz naturel vers l'Union européenne dans le cadre de l'accord de libre-échange transatlantique en cours de négociation, a déclaré mardi le commissaire européen au Commerce. Les tensions et les sanctions réciproques entre l'UE et la Russie en raison du conflit en Ukraine incitent les pays européens à chercher un moyen de réduire leur dépendance énergétique envers la Russie. Une des solutions serait une levée des restrictions pesant pour le moment sur les exportations de pétrole et de gaz américain, mais Barack Obama n'a pas fait preuve, lors d'un déplacement à Bruxelles en mars, d'un enthousiasme excessif en la matière, critiquant à demi-mots les pays européens qui s'opposent à l'énergie nucléaire et à l'exploitation du gaz de schiste. ID:nL5N0MN4B5 A Washington, où il s'est entretenu avec le représentant américain au Commerce, Michael Froman, en vue de nouvelles négociations sur le partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP) ce mois-ci, Karel de Gucht a jugé "inimaginable" qu'un tel partenariat ne comprenne pas un volet énergétique. "Il est important que l'on s'entende sur cela (l'énergie) le plus vite possible car il ne vous a sans doute pas échappé qu'il se passe des choses en Europe", a déclaré le commissaire européen au Commerce. "Je ne peux pas imaginer qu'il puisse y avoir un TTIP sans de telles dispositions", a-t-il insisté. Washington compte sur le facteur énergétique pour vaincre les réticences politiques de nombre de pays européens, alors qu'outre la nécessité pour les Vingt-Huit d'avoir un fournisseur plus fiable que la Russie, le prix du gaz est trois fois moins élevé aux Etats-Unis que dans l'UE. Même si le TTIP ne prendra effet qu'à la fin de l'année prochaine, dans le meilleur des cas, Karel de Gucht a plaidé pour un accord rapide dans le domaine de l'énergie pour envoyer un signal fort à Moscou, qui brandit la menace voilée d'utiliser l'arme du gaz. "Je crois que tout le monde est d'accord pour dire que l'énergie est une question un peu plus urgente en ce moment et, aussi, très géostratégique", a-t-il souligné. (Anna Yukhananov; Tangi Salaün pour le service français) )

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