L'UE valide un mécanisme de soutien aux banques italiennes

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 (Actualisé avec communiqué du Trésor italien) 
    BRUXELLES, 30 juin (Reuters) - La Commission européenne (CE) 
a autorisé pour six mois un mécanisme permettant à l'Etat 
italien de garantir si nécessaire des liquidités aux banques 
italiennes solvables en cas de tensions dans le système 
financier du pays, a déclaré jeudi une porte-parole de 
l'exécutif européen. 
    L'Italie avait demandé l'autorisation d'activer le 
mécanisme, par mesure de précaution, bien que la CE ait dit 
qu'il était peu vraisemblable qu'il soit nécessaire de le mettre 
en oeuvre. 
    Le dispositif, susceptible d'atteindre jusqu'à 150 milliards 
d'euros selon plusieurs médias, ne serait utilisé que dans des 
circonstances comparables à celles de la crise de la dette dans 
la zone euro en 2011, lorsque certaines banques de la région ont 
dû être renflouées tandis que le marché interbancaire ne 
fonctionnait plus normalement. 
    "Au vu des turbulences sur les marchés financiers ces 
derniers jours, le gouvernement a jugé approprié de se préparer 
à tous les scénarios, même les plus improbables, pour être prêt 
à intervenir afin de protéger les épargnants", a déclaré le 
Trésor italien dans un communiqué.  
    Les valeurs bancaires italiennes ont fini en hausse de 2% 
jeudi à la Bourse de Milan après le feu vert de Bruxelles. 
    Le mécanisme élaboré par Rome prévoit qu'une banque peut 
demander à l'Etat de garantir ses émissions obligataires afin de 
lever des liquidités même en cas de tensions sur les marchés. Il 
ne s'applique que jusqu'à la fin de cette année et uniquement 
pour les banques solvables.  
    "De cette manière, elles pourront émettre des obligations 
qui, avec le soutien de la garantie publique, seront comparables 
à des obligations d'Etat italiennes", a dit une source proche du 
projet. 
    La CE a jugé que le mécanisme, qui a déjà été employé par 
plusieurs pays de l'Union européenne, était en conformité avec 
les dispositions européennes gouvernant les aides publiques.  
    Rome redoute que les banques italiennes, ployant sous 360 
milliards d'euros de créances douteuses, soit le tiers du total 
de la zone euro, ne soient attaquées par des fonds spéculatifs. 
     
 
 (Francesco Guarascio, avec Luca trogni à Milan et Giuseppe 
Fonte à Rome; Wilfrid Exbrayat et Marc Angrand pour le service 
français) 
 
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