L'UE signe un accord "ciel ouvert" avec Israël

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BRUXELLES ET ISRAËL SIGNENT UN ACCORD POUR FACILITER LE TRAFIC AÉRIEN
BRUXELLES ET ISRAËL SIGNENT UN ACCORD POUR FACILITER LE TRAFIC AÉRIEN

BRUXELLES (Reuters) - L'Union européenne et Israël ont signé lundi un accord "ciel ouvert" qui devrait se traduire concrètement par des billets d'avion moins chers pour les voyageurs.

L'accord, signé à Luxembourg à l'occasion d'une réunion des ministres européens du Transport, prévoit d'éliminer progressivement au cours des cinq prochaines années les restrictions qui pèsent actuellement sur le nombre de vols directs autorisés entre l'UE et Israël.

Au moment de sa signature par le gouvernement israélien en avril, les syndicats d'El Al, la principale compagnie aérienne du pays, avaient appelé à la grève en avril pour protester contre les conséquences, jugées négatives pour l'emploi, de ce projet de libéralisation des routes aériennes avec l'Europe.

Une étude réalisée pour le compte de la Commission européenne a abouti à l'inverse à la conclusion que l'accord "ciel ouvert" se traduira par des retombées économiques de l'ordre de 350 millions d'euros par an une fois qu'il sera totalement mis en ?uvre.

"Nous nous attendons à une augmentation des vols directs en direction et en provenance d'Israël, à une baisse des prix, à des créations d'emploi et à des retombées économiques des deux côtés", a déclaré dans un communiqué Siim Kallas, vice-président de la Commission européenne chargé des Transports et de la mobilité.

L'Union européenne est le premier marché aérien pour Israël et représente 57% des vols réguliers internationaux de passagers. Israël est également une destination de vacances populaire pour les Européens, et le potentiel de croissance du tourisme est jugé élevé.

Quelque 7,2 millions de passagers ont pris un billet d'avion entre l'UE et Israël en 2011, soit une hausse de 6,8% par rapport à 2010, selon les dernières données de la Commission.

Parallèlement à la libéralisation du trafic aérien avec Israël, un projet de système unique de contrôle du trafic aérien en Europe, connu sous le nom de "ciel unique européen", est également en préparation, même s'il a pris du retard.

La Commission menace d'agir contre la volonté des pays membres de l'UE pour s'assurer qu'ils rejoindront ce système intégré. Elle estime que la fragmentation actuelle de l'espace aérien européen entraîne des surcoûts de plus de cinq milliards d'euros par an, ces coûts étant actuellement supportés par les passagers, qui payent des billets plus chers.

En France, le premier syndicat de la Direction générale de l'aviation civile, l'USAC-CGT, a appelé tous les contrôleurs aériens à faire grève mercredi pour dénoncer le projet.

Barbara Lewis et Ethan Bilby; Hélène Duvigneau pour le service français, édité par Véronique Tison

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