L'UE se prépare à "toutes les options" sur le Brexit-Barnier

le , mis à jour à 19:32
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 (Bien lire que les élections ont eu lieu le 8 juin §2) 
    PARIS, 13 juin (Reuters) - L'Union européenne n'entend pas 
reporter les négociations sur la sortie du Royaume-Uni, malgré 
l'incertitude politique qui prévaut dans le pays, et se prépare 
"à toutes les options", y compris une absence d'accord, déclare 
Michel Barnier. 
    Les négociations sur le Brexit doivent débuter le 19 juin, 
mais l'affaiblissement de Theresa May, qui a perdu la majorité 
absolue à la Chambre des Communes après les élections générales 
du 8 juin, complique la donne. 
    Emmanuel Macron et Theresa May se rencontrent ce mardi à 
l'occasion d'un dîner de travail à l'Elysée avant d'assister au 
match amical de football France-Angleterre.   
    "Nous sommes prêts, nous pouvons commencer à discuter demain 
matin, cette semaine, le 19 juin, comme je l'avais proposé. La 
semaine prochaine, cela fera trois mois que l'article 50 a été 
activé. Nous devons travailler dans le cadre des délais fixés 
par les traités", déclare Michel Barnier dans un entretien à un 
groupe de journaux européens, dont Le Monde, diffusé lundi soir. 
    Le négociateur en chef du Brexit pour l'UE se dit préoccupé 
par "le fait d'avoir le plus rapidement possible un partenaire 
pour négocier."  "J'ai besoin d'une délégation britannique et 
d'un chef de délégation stable, responsable et mandaté." 
    Interrogé sur la possibilité d'un report des discussions, le 
négociateur européen dit ne pas en voir "l'utilité ni 
l'intérêt". 
     
    "SOFT OU "HARD" BREXIT 
    "Tout délai supplémentaire est source d'instabilité, dont 
l'économie et l'emploi n'ont pas besoin", explique-t-il. 
    Pour les Vingt-Sept, précise-t-il, "l'objectif est d'obtenir 
un accord sur le Brexit en octobre ou novembre 2018." 
    "Nous devons aboutir à un accord politique sur le cadre de 
la future relation à laquelle je souhaite pouvoir travailler dès 
le début 2018", explique-t-il. 
    Selon le quotidien britannique The Telegraph, des ministres 
du gouvernement conservateur de Theresa May et des responsables 
du Parti travailliste ont évoqué le scénario d'un Brexit "doux", 
rejeté par le Premier ministre britannique. 
    "Je ne sais pas ce que cela veut dire, un 'soft' ou un 
'hard' Brexit", déclare Michel Barnier. "Nous le mettrons en 
oeuvre sans agressivité, sans esprit de revanche ou de punition, 
mais sans naïveté", prévient-il. 
    "Quelle sera la future relation avec Londres? Nous nous 
préparons à toutes les options, y compris celle du 'no deal' 
qu'évoquent régulièrement les dirigeants britanniques", poursuit 
le négociateur européen. 
    "Cette opération serait particulièrement grave pour le 
Royaume-Uni, ce serait retomber dans le cadre commun de 
l'Organisation mondiale du commerce", juge-t-il. 
    Guy Verhofstadt, coordinateur des travaux du Parlement 
européen sur le Brexit, a souhaité mardi "plus de clarté dans 
les prochains jours" de la part de Londres. 
    "Cette incertitude ne peut plus durer. La position du 
Royaume-Uni dans l'Union européenne est en discussion depuis 
trois ans. Cela a paralysé l'Union européenne, on n'a pas pu se 
moderniser, opérer les réformes nécessaires (...). Il faut que 
ça cesse maintenant", a-t-il dit lors d'une conférence de presse 
à Strasbourg. 
 
 (Sophie Louet avec Gilbert Reilhac à Strasbourg, édité par Yves 
Clarisse) 
 
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  • chnivet il y a 5 mois

    En clair les anglais appliquent le Brexit , foutent les gens dehors et négocient 20 ans avec l'Europe. ELLE EST PAS BELLE LA VIE !!!!