L'UE réfléchit à une éventuelle mission de sécurité en Libye

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    BRUXELLES, 15 avril (Reuters) - L'Union européenne examinera 
lundi la possibilité d'envoyer du personnel de sécurité en Libye 
pour aider à stabiliser le pays, dans l'hypothèse où le nouveau 
gouvernement d'union nationale en ferait la demande. 
    Les ministres européens des Affaires étrangères et de la 
Défense étudieront la question lors d'un dîner à Luxembourg, 
pendant lequel le Premier ministre libyen Fayez Seraj 
interviendra via un lien vidéo.  
    "L'UE se tient prête à offrir un soutien en matière de 
sécurité en réponse à d'éventuelles requêtes du gouvernement 
d'union nationale", devraient déclarer les ministres, selon un 
projet de communiqué actuellement préparé par les diplomates, et 
toujours en cours de discussion. 
    "Une éventuelle mission (...) civile pourrait soutenir les 
efforts libyens (...) grâce à des conseils et au renforcement 
des capacités dans les domaines policier et judiciaire", 
poursuit le texte. 
    L'UE entendrait ainsi aider la Libye dans la lutte contre le 
terrorisme, le contrôle des frontières et la lutte contre les 
migrations clandestines.   
    Aucun militaire ne participerait à une telle mission. 
    Les Vingt-Huit et le gouvernement d'union nationale libyen, 
qui doit encore imposer son autorité aux deux gouvernements et 
parlements rivaux en place à Tripoli et dans l'est du pays, 
n'ont pas encore discuté en détail de ces projets et l'UE veut 
éviter de donner l'impression de s'ingérer dans les affaires 
intérieures du pays. 
    L'hypothèse d'une mission de sécurité européenne en Libye 
pourrait relancer les discussions entre Rome, Paris, Londres et 
Washington sur l'opportunité d'envoyer des militaires en Libye 
pour aider à la protection des installations stratégiques, des 
bâtiments publics, des ports et aéroports.  
    Cette mission d'assistance internationale à la Libye (LIAM), 
qui pourrait établir un secrétariat à Rome, a déjà informé les 
diplomates européens des modalités du rôle militaire qu'elle 
pourrait jouer pour contribuer à la stabilisation de la Libye. 
    Les ministres européens pourraient aussi réfléchir aux 
moyens d'élargir la mission navale "Sophia", active depuis la 
mi-2015 et qui a permis de sauver plus de 8.000 vies de migrants 
et réfugiés en Méditerranée.  
    "Sophia" n'est pas autorisée à opérer dans les eaux 
libyennes, faute d'autorisation du gouvernement libyen et d'une 
résolution du Conseil de sécurité des Nations unies.  
 
 (Robin Emmott; Jean-Stéphane Brosse pour le service français) 
 
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