L'UE prudente sur la question de la mer de Chine du Sud

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    BRUXELLES, 15 juillet (Reuters) - L'Union européenne n'est 
pas parvenue à parler d'une seule voix sur la question de 
l'expansion militaire chinoise en mer de Chine du Sud, certains 
Etats membres hésitant à critiquer les autorités de Pékin pour 
des raisons économiques. 
    L'UE observe un statut de neutralité dans le contentieux qui 
oppose la Chine à ses voisins quant à leurs revendications 
maritimes dans cette région mais la France, l'Allemagne et la 
Grande-Bretagne entendaient clairement indiquer à Pékin qu'un 
respect des règles internationales était indispensable pour une 
nation qui veut jouer un plus grand rôle au niveau mondial. 
    D'autres pays comme la Hongrie et la Grèce, fortement 
dépendants des investissements chinois pour leur croissance 
économique, préfèrent se montrer discrets sur la militarisation 
menée par l'armée chinoise sur des îles en mer de Chine du Sud. 
    La Croatie et la Slovénie répugnent également à prendre 
position sur le jugement de la Cour permanente d'arbitrage (CPA) 
de La Haye qui a donné gain de cause aux Philippines en estimant 
qu'il n'existait aucun fondement juridique pour que la Chine 
aménage sur certaines îles une zone de défense aérienne. 
    Dans leur communiqué vendredi, les 28 prennent note du 
jugement de la CPA et se disent "déterminés à maintenir un état 
de droit sur les mers et les océans". 
    Après trois jours de discussions difficiles à Bruxelles pour 
parvenir à une position commune, les Européens appellent les 
parties en présence à résoudre le contentieux "par des moyens 
pacifiques, afin de clarifier leurs exigences et de les 
poursuivre dans le respect et en accord avec le droit 
international". 
    Un diplomate européen a reconnu qu'il "n'était pas facile de 
parler d'une seule voix. Nous n'avons pas de problème avec un 
règlement pacifique mais la manière de formuler le communiqué 
était très délicate", a-t-il reconnu. 
    Les gouvernements européens ont simplement dit soutenir une 
"conclusion rapide" des négociations sur le code de conduite en 
mer de Chine du Sud, axe maritime essentiel dont l'activité 
commerciale est estimée à 5.000 milliards de dollars par an. 
     
     
 
 (Robin Emmot; Pierre Sérisier pour le service français) 
 
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  • aerosp il y a 5 mois

    La france veut encore donner des leçons