L'UE prête à aider l'Espagne si elle le souhaite, dit Moscovici

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L'UE prête à aider l'Espagne si elle le souhaite, dit Moscovici
L'UE prête à aider l'Espagne si elle le souhaite, dit Moscovici

PARIS (Reuters) - Les réformes économiques entamées par l'Espagne vont dans le bon sens et elle pourra si elle le souhaite faire appel aux mécanismes de solidarité européens, a déclaré mercredi le ministre français de l'Economie, Pierre Moscovici.

Ce choix doit être exprimé par l'Espagne elle-même, a-t-il insisté, en précisant qu'il discuterait de cette question dans l'après-midi avec son homologue espagnol Luis de Guindos.

Ce dernier a déclaré dans la matinée que son pays n'avait pas l'intention de solliciter d'aide pour ses banques dans l'immédiat et qu'il attendait pour prendre une décision les résultats de l'audit de son secteur bancaire.

"On sait que l'Espagne a lancé une série de réformes extrêmement significatives qui concernent à la fois la maîtrise de ses finances publiques, sa compétitivité et son secteur bancaire", a dit Pierre Moscovici lors d'une conférence de presse.

"Tout ceci (...) va dans le bon sens et nous n'avons aucun doute sur la détermination du gouvernement espagnol à prendre les mesures nécessaires", a-t-il ajouté. "Si le gouvernement espagnol le souhaite, à un moment ou à un autre, il lui revient d'en décider souverainement, nous avons dans la zone euro des instruments de solidarité que nous pouvons mobiliser très rapidement."

En plus du Fonds européen de stabilité financière (FESF) qui peut aider l'Etat espagnol qui pourrait ainsi recapitaliser les banques qui en ont besoin, Pierre Moscovici s'est dit favorable à ce que le futur Mécanisme européen de stabilité (MES) "puisse faire des recapitalisations directes des banques avec des conditions appropriées en matière de supervision". Ce sujet sera évoqué lors du Conseil européen de juin.

"Je rappelle que le choix de ces instruments dépend évidemment de la situation du pays, de ses besoins de financement et aussi de ce qu'il exprime comme demande", a précisé le ministre français.

"Nous respectons aussi la souveraineté d'un grand pays comme l'Espagne. Nous n'avons pas à décider à sa place, nous avons à décider avec lui en fonction de ce qu'il exprime comme besoin lui-même. C'est sûrement ce dont je parlerai cet après-midi avec monsieur de Guindos", a-t-il poursuivi.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

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