L'UE prépare une liste noire des paradis fiscaux

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    par Francesco Guarascio 
    BRUXELLES, 8 novembre (Reuters) - Les ministres des Finances 
de l'Union européenne débattront mardi des modalités de 
l'élaboration d'une liste noire de paradis fiscaux à travers le 
monde, dans le but de mieux cibler les Etats et aux juridictions 
en infraction.  
    Les ministres réunis à Bruxelles se pencheront notamment sur 
les critères d'identification des États suspects, a annoncé la 
présidence de l'UE. Les désaccords sur la définition d'un 
paradis fiscal et d'autres détails ont entravé par le passé les 
efforts pour lutter contre l'évasion fiscale. 
    Les membres de l'UE ont convenu en mai de se mettre d'accord 
sur une liste commune d'ici la fin de l'année prochaine à la 
suite du tollé déclenché par les révélations des "Panama 
papers".   
    L'organisation non gouvernementale Oxfam a salué cette 
initiative et déclaré que la liste noire devrait inclure la 
Suisse et des États membres de l'Union européenne qu'elle 
identifie comme des paradis fiscaux pour les entreprises, "parmi 
lesquels les Pays-Bas, la Belgique, l'Irlande et le Luxembourg." 
    "Les paradis fiscaux fournissent l'ensemble des 
échappatoires qui permettent aux grandes entreprises de se 
soustraire à l'impôt dans les différents pays où elles ont une 
activité économique", déclare l'ONG dans un communiqué. "En 
privant les pays de ressources nécessaires pour investir dans 
l'éducation, la santé, la création d'emplois, les paradis 
fiscaux exacerbent ainsi davantage la pauvreté et les inégalités 
dans le monde entier." 
    Les 28 États membres de l'UE disposent actuellement de leurs 
propres listes de "juridictions non coopératives", mais 
celles-ci varient de pays en pays et chaque Etat est libre de 
décider des mesures restrictives à imposer, le cas échéant. 
Certaines listes sont vides. 
    La Commission européenne a nommé 81 pays et juridictions en 
septembre qui sont susceptibles de faciliter l'évitement fiscal 
et peuvent faire l'objet de contrôles supplémentaires et même de 
sanctions. 
    "Nous nous concentrerons aujourd'hui uniquement sur la 
qualité du calibrage et non sur la liste des noms", a déclaré le 
ministre slovaque des Finances, Peter Kazimir, à son arrivée à  
Bruxelles. La Slovaquie occupe la présidence tournante de l'UE 
jusqu'à la fin de l'année. 
 
 (Claude Chendjou pour le service français, édité par Véronique 
Tison) 
 
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  • M940878 le mardi 8 nov 2016 à 11:44

    il faudrait aussi dresser une liste noire des pays qui taxent/rackettent le plus , la France socialiste serait en pôle position