L'UE pourrait mensualiser l'aide à la Grèce

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LA GRÈCE POURRAIT DÉSORMAIS RECEVOIR L'AIDE INTERNATIONALE SOUS FORME DE MENSUALITÉS
LA GRÈCE POURRAIT DÉSORMAIS RECEVOIR L'AIDE INTERNATIONALE SOUS FORME DE MENSUALITÉS

MIKKELI, Finlande/ATHENES (Reuters) - La prochaine tranche d'aide internationale destinée à la Grèce pourrait être versée sous forme de mensualités et non pas en une seule fois, a déclaré vendredi le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaire, Olli Rehn.

Athènes espérait que les ministres des Finances de la zone euro débloqueraient lundi cette aide de 8,1 milliards d'euros, même si des hauts fonctionnaires grecs ont admis que le pays ne pourrait pas respecter dans les temps les exigences de ses bailleurs de fonds internationaux en matière de réforme de la fonction publique.

"C'est possible mais pas certain", a répondu Olli Rehn, lorsqu'on l'a interrogé sur l'éventualité d'un versement de l'aide à Athènes en plusieurs fois. "Tout dépendra de la capacité de la Grèce à remplir tous ses engagements".

A Athènes, un haut fonctionnaire du ministère grec des Finances a déclaré que les deux parties étaient proches d'un accord.

Olli Rehn a assuré que les discussions entre la Grèce et la troïka (Fonds monétaire international, Commission européenne, Banque centrale européenne) dureraient "aussi longtemps que nécessaire".

Athènes espère conclure les pourparlers avant la réunion, lundi à Bruxelles, des ministres des Finances de la zone euro, même si le gouvernement grec n'a pas, contrairement à ce qui était prévu, annoncé avant le 1er juillet quels seraient les fonctionnaires placés appelés à être redéployés ou licenciés.

La Grèce a proposé de placer immédiatement 3.500 policiers municipaux dans le dispositif transitoire prévu et de transférer des enseignants du secondaire à des écoles primaires en manque d'effectifs, ont déclaré vendredi des responsables du ministère de la Réforme administrative.

On ignorait dans l'immédiat si la troïka avait accepté cette proposition.

Les 8,1 milliards d'euros en jeu représentent l'une des dernières importantes injections de liquidités que doit recevoir le pays dans le cadre d'un programme de renflouement de 240 milliards qui arrive à échéance à la fin 2014.

Cette aide doit servir en particulier à rembourser quelque 2,2 milliards d'euros d'emprunts obligataires arrivant à échéance en août.

Mais les suppressions de postes dans le secteur public, qui doivent être mises en oeuvre en même temps que les privatisations, sont un sujet explosif dans un pays qui traverse sa sixième année de récession et subit un taux de chômage sans précédent.

Terhi Kinnunen et John 0'Donnell; Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Angrand

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