L'UE pose ses conditions pour l'environnement dans le TTIP

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BRUXELLES, 6 novembre (Reuters) - La Commission européenne a présenté vendredi ses exigences en termes d'environnement et de droit du travail pour le projet de Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP), un traité de libre-échange en discussion avec les Etats-Unis, l'exécutif européen poursuivant ainsi ses efforts pour tenter de convaincre une opinion publique sceptique. La lutte contre le travail des enfants et l'exploitation illégale des forêts figurent notamment parmi les dispositions soumises par l'Union européenne à son partenaire américain pour le développement durable, qui doit faire l'objet d'un chapitre à part entière dans ce traité. La Commissaire européenne chargée du Commerce, Cecilia Malmström, a déclaré lors d'une conférence de presse de présentation de ces nouvelles propositions qu'il s'agissait "des dispositions les plus ambitieuses jamais présentées (...) à un partenaire commercial" dans le domaine du développement durable et du droit du travail. La Commission, qui négocie le TTIP au nom des 28 Etats membres de l'UE, veut notamment renforcer la coopération avec les Etats-Unis dans la lutte contre l'exploitation illégale des forêts, la pêche illégale, le commerce illicite de la faune et la flore sauvages menacées d'extinction, mais aussi promouvoir le commerce et l'investissement dans les biens et les technologies écologiques. Concernant le travail, l'UE souhaite promouvoir la protection des normes définies par l'Organisation internationale du travail (OIT) comme le droit de grève, le droit de négociation collective et la lutte contre le travail forcé des enfants. L'ONG Les Amis de la Terre a estimé que ce texte était formulé en termes délibérément vagues ne fournissant aucune garantie pour l'environnement. Cette proposition européenne a été soumise aux Etats-Unis dans le cadre du dernier cycle de négociations, lancé le mois dernier et visant à davantage convaincre des organisations environnementales et de consommateurs qui se sont jusqu'ici montrées particulièrement sceptiques voire franchement hostiles à ce partenariat transatlantique. (Philip Blenkinsop; Myriam Rivet pour le service français, édité par Bertrand Boucey)

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