L'UE plante son drapeau à Tripoli

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En désaccord sur les frappes aériennes, l'UE ne veut pas louper le marché de la reconstruction de la Libye. Reste néanmoins de solides incertitudes sur l'avenir du pays.

La Libye de l'après-Kadhafi n'est ni l'Irak ni l'Afghanistan. À l'heure de la refondation, les nouveaux dirigeants du pays entendent bien rester maîtres de leurs choix: c'est le message sans ambiguïté que vient de recevoir à Tripoli une délégation de responsables européens reçus par des révolutionnaires qu'agace déjà «le cirque d'une communauté internationale qui débarque après la guerre».

L'UE s'était déchirée sur les frappes aériennes contre Kadhafi, elle ne veut pas rater le train de la reconstruction. C'est donc avant même l'arrivée de l'ONU qu'une équipe dirigée par Agostino Miozzo, l'homme de la gestion de crise à Bruxelles, a pu planter le drapeau de l'UE dans Tripoli libérée. Mais si le nouveau régime se reconnaît une dette envers l'Europe, il n'entend pas pour autant laisser à d'autres les rênes du redressement.

«C'est nous qui décidons»

«Les responsables que nous avons rencontrés à Tripoli ont des idées très claires sur ce qu'ils comptent...

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