L'UE menace de s'en prendre à la ristourne britannique

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(Actualisé avec les déclarations de Cameron) BRUXELLES, 27 octobre (Reuters) - L'Union européenne a averti le Royaume-Uni lundi que le rabais budgétaire dont il bénéficie depuis 1984 serait menacé s'il tentait de modifier les règles en réponse à la contribution supplémentaire de 2,1 milliards d'euros qui lui est demandée. Mais le Premier ministre britannique David Cameron a décidé de s'en tenir à sa position de ne pas payer cette somme d'ici la date limite du 1er décembre. David Cameron avait jugé vendredi "absolument inacceptable" cette facture qui résulte d'une révision de statistiques montrant une amélioration de l'état de santé de l'économie britannique. Le chef du gouvernement, confronté sur ses terres à la montée du mouvement eurosceptique UKip, a affirmé qu'il refuserait de s'acquitter de la note d'ici le 1er décembre comme le demande Bruxelles. ID:nL6N0SJ4X6 Le commissaire européen au Budget Jacek Dominik s'est dit surpris lundi par cette réaction. Le Royaume-Uni et les autres pays membres ont été informés des révisions le 17 octobre et Londres avait au moins deux occasions de les contester, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. Les règles budgétaires actuelles ne laissent "aucune possibilité" de délai pour payer la contribution et un changement de règles nécessiterait une majorité qualifiée des Etats membres, ce qui serait "extrêmement difficile à obtenir", a-t-il souligné. Ce sont ces mêmes règles, a noté Jacek Dominik, qui permettent au Royaume-Uni de bénéficier d'une réduction de sa contribution, le fameux "chèque" obtenu il y a 30 ans par Margaret Thatcher pour tenir compte des moindres fonds agricoles et structurels perçus par Londres au regard d'autres pays. "Si on demande de nouvelles négociations, on ouvre une boîte de Pandore", a dit le commissaire. Le rabais britannique totalise 5,9 milliards d'euros pour l'année 2014 et devrait augmenter de plus de 500 millions l'an prochain sur la base des données ayant servi à la révision de la contribution, a-t-il ajouté. "Je crois qu'il serait extrêmement difficile d'expliquer aux autres Etats membres que le lundi vous appréciez ces données mais que le mardi elles ne vous conviennent plus." Si Londres ne paie pas sa contribution additionnelle d'ici le 1er décembre, la Commission lui enverra une demande d'explications, a précisé Jacek Dominik. Si rien ne suit, des pénalités lui seront imposées. David Cameron a estimé malgré tout qu'il n'y avait nulle nécessité pressante de régler la contribution de 2,1 milliards d'euros dans les délais demandé. "Il ne s'agit pas seulement du montant demandé, il s'agit aussi du calendrier", a-t-il déclaré au Parlement. "La Commission (européenne) reconnaît qu'elle n'en a pas réellement besoin; il n'y a donc aucune urgence à payer". Le sujet devrait être abordé lors d'une réunion des ministres des Finances de l'UE le 7 novembre, a déclaré lundi le porte-parole de David Cameron. (Adrian Croft et Julia Fioretti, avec Andrew Osborn à Londres, Véronique Tison pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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  • wanda6 le lundi 27 oct 2014 à 18:33

    https://www.change.org/p/gouvernement-fran%C3%A7ais-pour-l-organisation-d-un-r%C3%A9f%C3%A9rendum-sur-l-accord-de-libre-%C3%A9change-ue-canada-ceta-le-trait%C3%A9-transatlantique-tafta-et-l-accord-sur-le-commerce-des-services-tisa

  • charleco le lundi 27 oct 2014 à 18:23

    S'ils ne sont pas contents, qu'ils sortent de l'Europe, les English, ils sont plus près de Wall-Street que de l'Europe.

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