L'UE étudie l'exposition bancaire au risque souverain

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 (Actualisé avec du contexte) 
    BRUXELLES, 24 novembre (Reuters) - La Commission européenne 
(CE) compte réexaminer les règles gouvernant les avoirs des 
banques en emprunts d'Etat afin de réduire leur exposition, 
jugée excessive et considérée en cela comme un point faible du 
système bancaire de la zone euro, lit-on dans un document publié 
mardi. 
    La plupart des emprunts d'Etat sont à l'heure actuelle 
exemptés de l'encadrement imposé aux banques sur leurs avoirs en 
dettes des entreprises et des ménages. Cette exemption a 
contribué à la baisse des rendements de cette classe d'actifs, 
permettant aux Etats de se financer à meilleur coût.  
    Mais elle a aussi créé un cercle vicieux entre les Etats et 
les banques -- mis en lumière par la dernière crise financière 
-- dans lequel une aggravation de la situation des finances 
publiques d'un pays donné peut avoir un impact disproportionné 
sur son système financier, lequel à son tour nuit à la qualité 
de sa signature. 
    Pour rompre ce cercle vicieux, l'exécutif communautaire 
entend soumettre des propositions permettant d'assurer que 
l'exposition des banques au risque souverain est suffisamment 
diversifiée, est-il écrit dans le document, qui accompagne une 
proposition en vue de créer un mécanisme européen de garantie 
des dépôts.  ID:nL8N13J3JQ  
    "L'adéquation du traitement prudentiel des expositions 
bancaires au risque souverain doit être reconsidérée", explique 
la CE, tout en annonçant de futures "propositions nécessaires" 
qui prendront en compte la stabilité financière. 
    Parmi les principales économies de la zone euro, l'Espagne 
et l'Italie seraient sans doute les plus affectées par de 
nouvelles dispositions étant donné l'importance des avoirs 
obligataires de leur secteur bancaire. 
    Un débat a toujours lieu au sein de la Banque centrale 
européenne (BCE) pour savoir s'il vaudrait mieux imposer un 
plafond quantitatif qu'une limite fondée sur la pondération du 
risque des actifs. 
    La première solution a la faveur de Danièle Nouy, la 
présidente du Comité de supervision du secteur bancaire 
proposant un plafond de 25%, et du président de la Bundesbank 
Jens Weidmann, tandis que le vice-président de la BCE Vitor 
Constancio privilégie la seconde approche. 
    L'application d'un plafond de 25%, identique à celui imposé 
à d'autres formes de dette, obligerait les banques de la zone 
euro à déverser sur le marché obligataire 1.100 milliards 
d'euros de titres, selon un rapport de l'agence de notation 
Fitch publié l'an passé. 
 
 (Francesco Guarascio, Wilfrid Exbrayat pour le service 
français, édité par Marc Angrand) 
 
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