L'UE envisage de faire bénéficier les fintechs du passeport européen

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    par Francesco Guarascio 
    BRUXELLES, 23 mars (Reuters) - La Commission européenne 
envisage de faire bénéficier les promoteurs des nouveaux 
services bancaires et d'assurance numériques du passeport 
européen et d'exigences règlementaires assouplies, des 
initiatives susceptibles d'affaiblir la position dominante dans 
ce secteur des "fintechs" détenues par la Grande-Bretagne qui 
s'apprête à quitter l'Union européenne.  
    Le vice-président de la Commission et commissaire aux 
Services financiers, Valdis Dombrovskis, a dit jeudi que 
l'exécutif européen examinait la manière de réguler ce secteur 
en encourageant son développement en Europe tout en protégeant 
les consommateurs contre les nouveaux risques que son expasnion 
a fait naître. 
    Les fintechs proposent une vaste gamme de services 
financiers allant des paiements au crédit en passant par la 
gestion privée ou encore l'assurance.  
    "Nous devons être prudents dans notre approche tout en 
garantissant que cette nouvelle industrie a l'espace nécessaire 
pour se développer", a dit Valdis Dombrovskis lors d'une 
conférence de presse.  
    Il a ajouté que la Commission étudiait de nouvelles règles 
qui permettraient aux fintechs de bénéficier du passeport 
européen et de proposer ainsi leurs services dans l'ensemble de 
l'Union européenne quel que soit leur pays d'implantation au 
sein du bloc.  
    Cette disposition pourrait menacer la position de Londres 
comme plaque-tournante de référence pour les fintechs en Europe, 
les entreprises du secteur financier risquant de perdre le 
bénéfice du passeport européen une fois que la Grande-Bretagne 
aura quitté l'UE au terme du processus du Brexit dont le 
déclenchement formel doit intervenir le 29 mars et durer deux 
ans.  
    Des capitales continentales comme Berlin ou Paris pourraient 
alors renforcer leurs chances de s'imposer comme lieu d'ancrage 
en Europe de ces activités.  
    Valdis Dombrovskis a dit que la Commission envisageait aussi 
de délivrer des agréments spécifiques assortis d'exigences 
réglementaires et de fonds propres réduites pour les fintechs 
offrant des services à faibles risques.  
    Cela réduirait les coûts des fintechs au risque d'accroître 
la pression qu'elles exercent sur les acteurs traditionnels  
confrontés aux conséquences négatives de taux ultra-bas et à un 
environnement déjà très concurrentiel.  
    La Commission a lancé jeudi une consultation publique de 
trois mois sur ses propositions qui pourra déboucher sur un 
projet de texte.  
 
 (Marc Joanny pour le service français, édité par Bertrand 
Boucey) 
 
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