L'UE enquête sur une possible entente dans l'élevage en France

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 (Actualisé avec commentaires de la FNSEA, ministère) 
    PARIS/BRUXELLES, 8 janvier (Reuters) - La Commission 
européenne a ouvert une enquête sur une possible entente sur les 
prix en France dans la filière porcine, bovine et laitière à la 
suite des tables rondes organisées à l'été 2015 pour tenter de 
sortir de la grave crise du secteur. 
    "La Commission a reçu des plaintes concernant les marchés du 
lait et de la viande en France et mène actuellement une 
enquête", a déclaré vendredi un porte-parole de la Commission. 
    Cette dernière a demandé aux participants à ces réunions - 
exploitants, transformateurs et distributeurs - de lui apporter 
d'ici la mi-février tous les éléments disponibles concernant ces 
rencontres. 
    "Tous les participants ont reçu une demande de la Commission 
dans le cadre d'une enquête pour comportements 
anticoncurrentiels, y compris tous les distributeurs français", 
a déclaré à Reuters un distributeur sous couvert d'anonymat. 
    La Fédération nationale des syndicats d'exploitants 
agricoles (FNSEA) a confirmé avoir été contactée par la 
Commission mais s'est défendue de toute entente sur les prix. 
    "Nous n'avons pas l'impression du tout d'avoir enfreint les 
règles de la concurrence", a déclaré son vice-président Henri 
Brichart. "Il y a une différence entre donner des indications 
sur les niveaux de prix qui couvrent les coûts de production et 
passer des accords sur les prix." 
    Plusieurs tables rondes se sont tenues durant l'été sous 
l'égide du ministère de l'Agriculture sur de nouvelles formes de 
commercialisation pour la filière, frappée par l'embargo russe  
et par la concurrence d'autres pays européens.   
    Les participants à ces rencontres devront fournir à la 
Commission leurs agendas, notes, documents et comptes rendus.  
    Un porte-parole du ministre de l'Agriculture Stéphane Le 
Foll a déclaré que le ministère était au courant de l'ouverture 
de cette enquête et indiqué que le ministère n'avait pas été 
contacté. 
    Le gouvernement avait présenté le 22 juillet un plan 
d'urgence de 1,1 milliard d'euros pour tenter d'enrayer la crise 
de l'élevage due au surendettement et à l'érosion des prix de 
production.   
    Durant l'été, la contestation avait ensuite été exacerbée 
chez les éleveurs face aux industriels et aux distributeurs 
accusés de ne pas respecter un accord sur le prix minimum du 
porc.    
 
 (Gus Trompiz et Dominique Vidalon à Paris, Philip Blenkinsop à 
Bruxelles, avec Pascale Denis, édité par Dominique Rodriguez) 
 

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