L'UE engage une première confrontation avec Moscou à l'OMC

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L'UE ENGAGE UNE PREMIÈRE CONFRONTATION AVEC MOSCOU À L'OMC
L'UE ENGAGE UNE PREMIÈRE CONFRONTATION AVEC MOSCOU À L'OMC

GENEVE/BRUXELLES (Reuters) - L'Union européenne a engagé mardi une première confrontation avec la Russie auprès de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), contestant la "taxe de recyclage" imposée par Moscou sur les voitures importées et y voyant un moyen employé par Moscou pour protéger illégalement les constructeurs locaux.

"La Commission européenne a emprunté toutes les voies diplomatiques depuis près d'un an pour trouver une solution avec nos partenaires russes sur ce sujet mais en vain", a dit dans un communiqué le commissaire européen au Commerce Karel De Gucht.

"Cette taxe est incompatibles avec les règles les plus fondamentales de l'OMC qui prohibent toute discrimination contre et parmi les importations".

A Washington, des responsables américains au Commerce ont dit être également préoccupés par la taxe russe.

"A ce jour, la Russie n'a pris aucune disposition concrète nous répondre à nos préoccupations; nous continuons de suivre ce dossier de très près afin de déterminer la suite à y donner", a déclaré Andrea Mead, porte-parole du délégué américain au commerce.

La Russie a adhéré à l'OMC en 2012 après 18 ans de négociations ardues et a imposé cette taxe neuf jours après son intégration. Réduire les droits à l'importation des automobiles fut l'une des principales pierres d'achoppement expliquant que les pourparlers aient duré si longtemps.

Moscou avait finalement cédé mais selon l'UE, cette taxe annihile de fait l'effet bénéfique de la réduction des droits à l'importation.

Aux termes des règles de l'OMC, Moscou a 60 jours pour répondre à la demande européenne, en modifiant ou en expliquant sa politique. Si elle n'obtient pas satisfaction, l'UE pourra ensuite en appeler à l'OMC pour qu'elle impose le cas échéant des sanctions commerciales.

L'Union européenne, mais aussi les Etats-Unis et le Japon, soupçonnent la Russie de ne pas respecter de bon gré les obligations contractées du fait de son intégration à l'OMC et les trois pays ou régions comptent le faire savoir jeudi lors d'une réunion de l'organisation.

Tom Miles et Robin Emmott, Wilfrid Exbrayat et Véronique Tison pour le service français

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