L'UE doit coopérer avec Ankara pour stopper les djihadistes-Mogherini

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ANKARA, 8 décembre (Reuters) - Les pays de l'Union européenne doivent coopérer plus étroitement avec leurs partenaires internationaux comme la Turquie pour empêcher que des candidats au djihad partent combattre aux côtés de l'Etat islamique et autres organisations extrémistes, a déclaré lundi Federica Mogherini, la nouvelle Haute représentante de l'UE pour la politique étrangère et de sécurité commune. S'exprimant au cours d'une visite en Turquie, elle a estimé que la recherche d'une solution politique au conflit syrien était la clé pour contenir les retombées de cette crise dans le domaine de la sécurité et dans le domaine humanitaire. On estime à plusieurs milliers le nombre de ressortissants de pays de l'UE qui se sont rendus d'ores et déjà en Syrie et en Irak pour combattre aux côtés d'organisations comme l'Etat islamique. Pour bon nombre, ils ont transité par la Turquie, à qui certains reprochent de ne pas mieux contrôler ses 1.200 kilomètres de frontière avec ces deux pays-là. "Nous savons très bien que ce n'est pas un aspect relevant uniquement de la sécurité; nous devons aussi coopérer avec nos partenaires internationaux, et notamment avec la Turquie", a dit Federica Mogherini au cours d'une conférence de presse à Ankara. Cette visite est la première d'une délégation de l'UE depuis que l'ex-Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a remporté la présidence en août dernier. Federica Mogherini est accompagnée dans sa visite par deux commissaires européens, celui à l'Elargissement, Johannes Hahn, et celui à l'Aide humanitaire, Christos Stylianides. "Cette visite est un signal fort de l'importance stratégique de la relation entre l'UE et la Turquie et de notre désir d'intensifier notre engagement", avait souligné Mogherini dans un communiqué au cours du week-end. Les négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE, qui ont officiellement débuté en 2005, se heurtent à des obstacles politiques, à commencer par la question chypriote, et à de vives résistances de certains Etats européens, mais la nouvelle Commission européenne, en place depuis novembre, espère relancer un dialogue bilatéral régulier avec Ankara sur leurs intérêts stratégiques communs. (Tulay Karadeniz; Henri-Pierre André et Eric Faye pour le service français)

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