L'UE divisée pour prolonger les sanctions contre la Russie

le
1

BRUXELLES, 13 mars (Reuters) - Les 28 gouvernements de l'Union européenne ne sont pas parvenus à s'entendre sur un renouvellement dès la semaine prochaine des sanctions imposées à la Russie en raison de son rôle dans le conflit en Ukraine, qui expirent en juillet, a déclaré vendredi un responsable européen. Certains pays souhaitent que l'UE reconduise sans attendre les sanctions visant les secteurs financier, énergétique et de la défense russes, adoptées en juillet dernier en raison de l'annexion de la Crimée et du soutien de Moscou aux rebelles séparatistes ukrainiens. Mais à l'approche du Conseil européen des 19 et 20 mars, il semble que la plupart des dirigeants européens ne tiennent pas à se précipiter pour ne pas fragiliser encore davantage le cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine, conclu à Minsk le 12 février et qui commence à être respecté sur le terrain. "Il faut encourager le cessez-le-feu et nous ne le ferions pas en disant que nous allons imposer de nouvelles sanctions ou prolonger celles qui existent", a estimé vendredi le Premier ministre slovaque Robert Fico à l'issue d'un entretien avec son homologue tchèque, à Prague. "Au bout du compte, je n'ai aucune raison de briser l'unité de l'Union européenne", a-t-il toutefois ajouté. Pour le responsable européen à Bruxelles, la question ne devrait pas se poser, une majorité paraissant se dessiner en faveur d'un maintien du statu quo la semaine prochaine. "Je ne pense pas du tout qu'il y ait d'unanimité pour renouveler les sanctions qui expirent en juillet", a-t-il déclaré sous le sceau de l'anonymat. L'UE a en revanche entériné vendredi le renouvellement des sanctions visant des personnalités et des sociétés ukrainiennes et russes accusées de porter atteinte à la souveraineté, l'indépendance et l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Le gel des avoirs et l'interdiction de voyager imposés à 150 personnalités et 37 organisations ont été renouvelés pour six mois, jusqu'au 15 septembre. Cette décision, dont les détails seront publiés samedi au Journal officiel de l'UE, avait été prise en janvier par les ministres européens des Affaires étrangères. (Adrian Croft, avec Robert Muller à Prague; Tangi Salaün pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • noterb1 le vendredi 13 mar 2015 à 14:24

    Pas d'inquiétude il suffit d'attendre le coup de fil d'Obama et ils vont être d'accord .