L'UE demande à l'Espagne et au Portugal de réduire leurs déficits

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 (Actualisé avec des précisions, citations) 
    par Francesco Guarascio et Paul Taylor 
    BRUXELLES, 18 mai (Reuters) - La Commission européenne (CE) 
s'est abstenue mercredi de prendre la moindre mesure 
disciplinaire à l'encontre de l'Espagne et du Portugal au sujet 
de leurs déficits budgétaires, leur accordant un nouveau délai 
en prenant notamment en compte les élections législatives qui 
auront lieu en Espagne le mois prochain. 
    Les législatives du 20 décembre dernier n'ont pas permis 
l'avènement d'une coalition de gouvernement, malgré cinq mois de 
négociations, et les Espagnols devront retourner aux urnes fin 
juin.  
    Selon les sondages, le Parti populaire (droite) du président 
du gouvernement par intérim Mariano Rajoy arriverait en tête 
avec 27%, ce qui est loin de lui assurer une majorité au 
parlement. 
    L'exécutif européen était censé dire mercredi s'il 
recommandait de sanctionner l'Espagne et le Portugal pour leurs 
infractions répétées au principe communautaire qui est de 
limiter les déficits budgétaires à 3% du PIB. Une telle 
sanction, sans doute purement symbolique, aurait toutefois été 
une première. 
    Au lieu de cela, la CE a demandé à l'Espagne et au Portugal 
de réduire leurs déficits excessifs cette année et l'an 
prochain, ajoutant qu'elle ferait un nouveau point sur la 
situation de chacun de ces deux pays début juillet. 
    Le moment aurait été mal choisi pour agir, tant au point de 
vue politique qu'économique, a dit lors d'une conférence de 
presse le commissaire européen à l'Economie, Pierre Moscovici, 
qui a évoqué notamment le scrutin espagnol. 
    "Nous proposons de nouveaux délais aux deux pays afin qu'ils 
corrigent leurs déficits excessifs", a-t-il dit. "Nous proposons 
que chaque pays bénéficie d'une année de plus, et une seule. Le 
nouveau délai sera 2016 pour le Portugal et 2017 pour 
l'Espagne".   
    L'exécutif communautaire a également dit que l'Italie, la 
Belgique et la Finlande respectaient le Pacte de stabilité et de 
croissance européen pour ce qui est de la dette publique mais 
qu'elle reverrait son évaluation de la situation de l'Italie en 
novembre. 
    Rome a annoncé mardi que la CE avait validé la loi de 
Finances 2016 de l'Italie et l'objectif qu'elle contient d'un 
déficit budgétaire ramené à 2,3% du produit intérieur brut. 
   
    La France, deuxième économie de la zone euro, n'a pas 
respecté le critère communautaire de déficit budgétaire et s'est 
vu accorder jusqu'à l'an prochain pour remettre de l'ordre dans 
ses finances publiques.  
     
 
 (Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Patrick 
Vignal) 
 
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