L'UE d'accord pour que Londres échelonne le paiement de 2,1 mds

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par Robin Emmott BRUXELLES, 7 novembre (Reuters) - Les ministres des Finances de l'Union européenne proposent à la Grande-Bretagne de payer par étapes et sans intérêts de retard sa contribution supplémentaire de 2,1 milliards d'euros au budget européen, une somme que Londres juge toujours "inacceptable", a-t-on appris vendredi de source autorisée à Bruxelles. En visite en Finlande, le Premier ministre britannique David Cameron a averti que si cette question n'était pas réglée, cela poserait "un problème majeur". Il a redit son désaccord sur la somme réclamée à Londres et sur la date normale du paiement, fixée au 1er décembre. "J'espère que cela va pouvoir être réglé lors de l'Ecofin" qui se tient dans la journée à Bruxelles, a ajouté David Cameron. A son arrivée dans la capitale belge, le chancelier de l'Echiquier (ministre des Finances britannique) George Osborne a également jugé "inacceptable" d'exiger que Londres verse 2,1 milliards d'euros le 1er décembre. "Je vais m'assurer que la Grande-Bretagne obtienne un meilleur accord", a-t-il ajouté. La position de Londres a recueilli les sympathies de l'Italie, de l'Allemagne et de la France. La contribution supplémentaire au budget communautaire réclamée a été calculée à la suite d'une révision de statistiques qui a révélé une amélioration de l'état de santé de l'économie britannique. "SOUPLESSE" L'Italie, qui assure actuellement la présidence tournante de l'UE, a présenté à Bruxelles l'offre d'étalement des versements britanniques, sans intérêts de retard, pour tenter de sortir de l'impasse. "Nous devons faire preuve de souplesse", a aussi estimé le ministre espagnol de l'Economie, Luis De Guindos, en arrivant à l'Ecofin. Le ministre français des Finances, Michel Sapin, a suggéré pour sa part que Londres ait jusqu'au 1er septembre 2015 pour payer. Il ne semble en revanche pas question de revoir à la baisse la somme exigée, comme le voudraient les Britanniques. "Le mode de calcul est aussi juste que précis", a assuré le ministre polonais des Finances, Mateusz Szczurek. "Les contributions au budget de l'Union sont fondées sur le produit national brut de chaque Etat et je ne pense pas que cela doive changer." Le Parti travailliste britannique, dans l'opposition, a demandé à David Cameron de se tourner vers la Cour de justice européenne à Luxembourg. Plusieurs ministres européens s'attendent à un accord politique dans la journée, dont les détails seront fixés lors d'une autre réunion le 14 novembre à Bruxelles. Contrairement à la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne profitent, elles, de la révision statistique à l'origine d'une modification des contributions des Etats-membres au budget communautaire. (Avec Jan Strupczewski, Alastair Macdonald et Francesco Guarascio; Guy Kerivel pour le service français)

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