L'UE appelle la Turquie à renouer le dialogue politique

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    BRUXELLES, 8 novembre (Reuters) - L'Union européenne a 
fermement appelé mardi le pouvoir turc à renouer le dialogue 
avec l'opposition et à sauvegarder la démocratie, qualifiant 
d'"extrêmement préoccupants" les derniers événements survenus 
dans le pays. 
    Cet appel lancé par Federica Mogherini, Haute Représentante 
de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de 
sécurité, intervient à la veille d'un rapport annuel 
d'évaluation sur les progrès des négociations sur une adhésion 
de la Turquie à l'UE.  
    "L'UE et les Etats membres (...) appellent la Turquie à 
protéger sa démocratie parlementaire, notamment le respect des 
droits de l'homme, l'état de droit, les libertés fondamentales 
et le droit de tous à un procès équitable, conformément aussi à 
ses engagements en tant que pays candidat (à l'UE)", a déclaré 
la porte-parole de la diplomatie européenne.  
    "A cet égard, l'UE et les Etats membres vont continuer de 
suivre et d'évaluer de très près la situation et se tiennent 
prêts à poursuivre un dialogue politique avec la Turquie à tous 
les niveaux, au sein du cadre établi", a-t-elle ajouté.  
    Dans son communiqué, Federica Mogherini dit comprendre la 
nécessité pour Ankara de réprimer le Parti des travailleurs du 
Kurdistan (PKK) en tant qu'organisation terroriste mais dénonce 
l'arrestation des dirigeants du parti prokurde HDP qui 
"polarise" la société turque.  
    "Le retour à un processus politique crédible et à un 
dialogue politique authentique est essentiel pour la démocratie 
dans le pays et pour la stabilité de la région", estime-t-elle. 
     
    VISAS 
    L'UE entretient depuis des mois des relations difficiles 
avec la Turquie, partenaire pourtant incontournable avec 
laquelle elle a signé en mars dernier un accord pour freiner 
l'arrivée de migrants et réfugiés sur son territoire.  
    En échange, Bruxelles s'est engagé à relancer les 
négociations d'adhésion et à assouplir le régime des visas pour 
les Turcs dans l'UE.  
    Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean 
Asselborn, a condamné lundi les vastes purges effectuées par les 
autorités turques depuis le coup d'Etat manqué du 15 juillet, 
les comparant aux méthodes employées par les nazis. 
    Il a laissé entendre que l'UE pourrait imposer des sanctions 
à Ankara mais la perspective d'une telle confrontation est jugée 
très peu probable par les diplomates, en premier lieu parce que 
l'Allemagne, qui a tout intérêt à préserver l'accord sur les 
migrants, est opposée à cette idée.  
    La libéralisation des visas, en discussion depuis des 
années, est pour l'heure suspendue par des désaccords entre l'UE 
et Ankara sur le respect d'une série de conditions préalables. 
Bruxelles réclame une modification de la législation 
antiterroriste, que refuse la Turquie.  
    Dans un discours à Bruges, le président de la Commission 
européenne Jean-Claude Juncker a renvoyé la responsabilité du 
blocage aux autorités turques.  
    "Tout ce que les autorités turques font aujourd'hui m'incite 
à penser que finalement, la Turquie n'a pas l'intention de 
respecter les critères européens", a-t-il dit. "Nous avons 
besoin de la Turquie (...) mais nous ne pouvons pas renoncer à 
nos grands principes." 
    Alors que se profilent en 2017 des échéances électorales 
importantes en France, en Allemagne et aux Pays-Bas, où les 
partis anti-immigrés pèsent dans la balance et s'opposent à 
l'abrogation des visas pour les Turcs, les diplomates européens 
reconnaissent cependant que l'UE n'est pas pressée d'obliger la 
Turquie à respecter tous ses engagements. 
 
 (Alastair Macdonald; Jean-Stéphane Brosse pour le service 
français) 
 
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  • fdha il y a un mois

    qui donc pouvait encore croire au courage des eurocrates dans cette situation?ils sont beaucoup trop gras et dodus pour risquer une seule fois de s'opposer aux "dessous" de table qui permettent de "faire croire" qu'ils ont des convictions fortes en matiére de "Droits"!