L'UE appelle la Grèce à payer ses arriérés à ses fournisseurs

le
0
L'UE appelle la Grèce à payer ses arriérés à ses fournisseurs
L'UE appelle la Grèce à payer ses arriérés à ses fournisseurs

ATHÈNES (Reuters) - La Grèce doit faire du paiement de ses arriérés accumulés vis-à-vis de ses fournisseurs une priorité afin de renflouer les entreprises confrontées à une pénurie de cash, a déclaré mardi le responsable du groupe de travail de la Commission européenne chargé d'aider à la reconstruction de l'économie du pays.

"Le premier pas (pour améliorer l'accès au financement) est de payer les arriérés qui se sont accumulés", a déclaré Horst Reichenbach lors d'une conférence de presse à Athènes.

La crise de la dette souveraine grecque a placé les entreprises en situation de pénurie de crédit, les banques, coupées du marché du financement de gros, ne prêtant quasiment plus, tandis que l'Etat au bord de la faillite repousse ses règlements pour éviter de se retrouver en manque de cash.

Selon le groupe de travail de la Commission, le manque de financements risque de saper les progrès liés à ses réformes.

"Il serait très difficile d'améliorer véritablement l'état de l'économie grecque, même avec ces réformes, si la question de l'accès au financement n'est pas traitée", a dit Horst Reichenbach.

La Grèce doit plus de six milliards d'euros à ses fournisseurs dans des secteurs allant de la pharmacie à la construction, selon les estimations de fonctionnaires grecs.

Confronté à d'énormes pressions politiques, le nouveau Premier ministre Antonis Samaras voudrait obtenir le droit de prendre plus de temps pour atteindre les objectifs budgétaires et alléger les mesures d'austérité qui ont contribué à enfoncer le pays dans sa cinquième année de récession.

Mais la Banque centrale européenne (BCE) a recommandé à la Grèce de ne pas perdre de temps à tenter de renégocier les conditions de son plan de sauvetage.

Charles Dallara, directeur général de Institut de Finance internationale (Ifi), a recommandé par ailleurs au gouvernement grec de réduire la paperasserie administrative des entreprises, d'avancer dans son programme de privatisation et de limiter son rôle dans l'économie.

"Les Grecs ont franchi une ligne et ne peuvent pas revenir en arrière", a-t-il dit au quotidien Check Hospodarske Noviny, ajoutant qu'il était convaincu que l'avenir du pays est dans la zone euro.

Charles Dallara était chargé des négociations de l'organisme représentant les créanciers privés de la Grèce. Horst Reichenbach a ajouté que la Grèce devrait traiter la question des contributions de TVA des entreprises exportatrices.

Deepa Babington et George Georgiopoulos, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant