L'UE adopte de nouvelles sanctions contre la Syrie

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NOUVELLES SANCTIONS DE L'UE CONTRE LA SYRIE
NOUVELLES SANCTIONS DE L'UE CONTRE LA SYRIE

BRUXELLES (Reuters) - Les pays membres de l'Union européenne se sont entendus lundi pour imposer de nouvelles sanctions à la Syrie en ciblant particulièrement la Banque centrale et plusieurs ministres dans le but de réduire les sources de financement du régime de Bachar al Assad.

Les nouvelles mesures, qui prendront effet cette semaine, prévoient également l'interdiction du commerce de l'or et d'autres métaux précieux, ainsi que celle des vols cargos en provenance de Syrie, ont déclaré des officiels européens.

Cette nouvelle liste de sanctions avait été annoncée vendredi par le chef de la diplomatie française Alain Juppé lors de la conférence des "Amis de la Syrie" en Tunisie.

Le secrétaire britannique au Foreign Office, William Hague, a estimé que ces sanctions étaient d'une importance cruciale pour accentuer la pression sur le dirigeant syrien après plus de onze mois de répression sanglante.

"J'espère que nous nous mettrons d'accord aujourd'hui sur de nouvelles sanctions qui restreindront encore plus les sources de financement du régime", déclarait-il à la presse juste avant la réunion.

PAS D'INTERVENTION ARMÉE... POUR L'INSTANT

Comme plusieurs de ses homologues, William Hague a souligné que toute implication militaire sur le terrain syrien afin d'aider les rebelles était pour l'instant exclue, y compris sous la forme d'une mission de maintien de la paix. Cette dernière solution est apparemment privilégiée par certains Etats arabes.

"Pour que cela puisse fonctionner il faudrait qu'il y ait une paix à maintenir. Ce n'est pas le cas pour l'instant", a-t-il fait valoir.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Giulio Terzi, a estimé que les sanctions représentaient le maximum que l'on puisse faire avant d'envoyer des militaires sur place.

Les Etats européens ont graduellement accru leurs sanctions contre Damas ces six derniers mois, tout en prenant bien soin de laisser l'initiative aux pays arabes.

Les mesures décidées lundi viennent s'ajouter à l'embargo sur le pétrole imposé en septembre, et prolonge la liste des personnes sanctionnées individuellement.

Plus d'une centaine de citoyens syriens, dont Bachar al Assad, sont ainsi visés par des gels d'avoirs et des interdictions d'entrée sur le territoire.

Les entreprises européennes n'ont en outre plus le droit de faire affaire avec une quarantaine d'entreprises et institutions syriennes.

Ces mesures ont déjà eu un impact notable sur l'économie syrienne, et suscitent la colère des classes moyennes, d'où Assad tire la majeure partie de son soutien auprès de l'opinion.

Les sanctions pétrolières ont été particulièrement douloureuses: les Vingt-Sept achetaient auparavant 90% environ des exportations syriennes de brut. Depuis l'arrêt de ces achats, la livre syrienne a chuté pour tomber à des plus bas historiques face au dollar échangé au marché noir.

Justyna Pawlak, Tangi Salaün et Gregory Schwartz pour le service français

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  • ray.bon le lundi 27 fév 2012 à 14:28

    1 an après...çà pouvez attendre!...encore.