L'UE a deux mois pour maîtriser la crise migratoire-Tusk

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 (Actualisé avec contexte, Juncker) 
    STRASBOURG, 19 janvier (Reuters) - L'Union européenne n'a 
"pas plus de deux mois" pour maîtriser la crise migratoire ou 
devra tirer un trait sur l'espace Schengen de libre-circulation, 
a déclaré mardi le président du Conseil européen, Donald Tusk, 
devant le Parlement européen. 
    "Le Conseil du mois de mars sera la dernière possibilité 
pour voir si notre stratégie fonctionne. Si ce n'est pas le cas, 
nous ferons face à des conséquences très graves comme par 
exemple l'effondrement de Schengen", a-t-il dit. 
    Donald Tusk a également mis en garde contre le risque 
d'échec du "projet politique" européen si l'ensemble 
communautaire ne parvient pas à exercer un contrôle efficace à 
ses frontières extérieures. 
    L'Europe est confrontée depuis l'année dernière à la plus 
grave crise migratoire qu'elle ait connue depuis la fin de la 
Deuxième Guerre mondiale. 
     Le président de la Commission européenne, Jean-Claude 
Juncker, a tenu des propos tout aussi alarmistes en appelant les 
Etats membres à mettre en œuvre les outils proposés par son 
collège : création d'un corps de garde-frontières européen, 
centres de contrôles ou "hot spots" aux frontières extérieures 
et relocalisation des réfugiés au sein des Etats-membres. 
    La Hongrie, la Slovénie, l'Autriche, le Danemark et la Suède 
ont déjà rétabli des contrôles aux frontières. 
    "A frontières communes, gestion commune. Si nous ne 
comprenons pas cela, Schengen n'y survivra pas", a-t-il affirmé. 
    "La Commission (européenne) a déjà présenté tous les 
éléments nécessaires pour gérer avec efficacité la crise des 
réfugiés", a-t-il estimé en lançant un appel au Etats pour 
qu'ils les mettent maintenant en œuvre et retrouvent "l'esprit 
pionnier de la construction européenne". 
    Les eurodéputés ont eux-mêmes souligné le peu de résultats 
qui ont suivi les décisions des Vingt-Huit avec, selon Guy 
Verhofstadt, président du groupe Libéral et démocrate, "290 
réfugiés relocalisés sur 160.000 (prévus) et 3.000 nouveaux 
migrants arrivant chaque jour aux frontières de la Grèce". 
    "Mais j'en ai marre d'entendre ça, nous n'avons pas besoin 
de d'avantage d'analyse, nous avons besoin d'action." 
 
 (Gilbert Reilhac et Gabriela Baczynska, Henri-Pierre André pour 
le service français, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • svtmh1 le mardi 19 jan 2016 à 18:09

    Schengen, mon amour ?Combien sont ils depuis des années à vivre de leurs fonctions européennes ?Des milliards d'Euro dépensés pour ces fonctionnaires incapables

  • charleco le mardi 19 jan 2016 à 18:08

    Le drame de l'U.E., c'est son asservissement à Washington, à l'OTAN, à la CIA.