L'UDI se décidera sur la censure en fonction d'Ayrault

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L'UDI DÉCIDERA DE VOTER OU NON LA MOTION DE CENSURE AU DERNIER MOMENT
L'UDI DÉCIDERA DE VOTER OU NON LA MOTION DE CENSURE AU DERNIER MOMENT

PARIS (Reuters) - Le groupe UDI (centriste) de l'Assemblée nationale française décidera au dernier moment s'il vote ou non, mercredi, la motion de censure déposée par l'UMP, en fonction de la réponse du Premier ministre aux quatre conditions posées par son chef de file Jean-Louis Borloo.

La motion de censure déposée par le groupe UMP n'a aucune chance d'être adoptée, le PS disposant à lui seul de la majorité absolue et les autres groupes de gauche - Front de gauche, Radicaux de gauche et écologistes - étant hostiles à cette motion.

Jean-Louis Borloo a précisé mardi avoir adressé au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, une lettre précisant les quatre conditions qui pourraient conduire les centristes à ne pas voter la censure.

L'ancien ministre demande notamment à François Hollande de s'engager solennellement à "ne pas augmenter les prélèvements obligatoires d'ici à 2017".

"Nous prendrons notre décision après avoir entendu le discours du Premier ministre", a-t-il souligné lors d'un point de presse.

Jean-François Copé, président de l'UMP, ouvrira mercredi après-midi les hostilités dans l'hémicycle avec une intervention d'une trentaine de minutes, puis le Premier ministre lui répondra.

Ce sera ensuite au tour du président de l'UDI et des autres orateurs des groupes d'intervenir, avant que les députés ne passent au vote. Les résultats sont attendus en début de soirée.

Le président du groupe UMP, Christian Jacob, a dit ne pas croire que ses alliés centristes puissent lui faire défaut. "Je n'ose imaginer qu'ils ne la votent pas", a-t-il à la presse.

"Le groupe socialiste attend avec impatience ce débat d'une motion de censure", a déclaré pour sa part Thierry Mandon, porte-parole du groupe PS pour qui cette censure "peut se résumer en trois mots : oubliettes, sornettes et gonflette".

"Bien sûr, nous ne voteront pas cette motion de censure", a dit à Reuters le communiste André Chassaigne. "Je vais dénoncer l'opposition mais je vais aussi être très sévère sur la politique gouvernementale", a-t-il ajouté.

Emile Picy, édité par Patrick Vignal

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