L'UBP réduit son exposition aux financières européennes dans le contexte post-Brexit

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(AOF) - Deux mois après la victoire du Brexit au référendum britannique, Patrice Gautry, Chef économiste de l'Union bancaire privée (UBP), écarte la probabilité d’une récession mondiale globale. En dépit des coûts potentiellement élevés liés à l’incertitude générée sur les marchés à l’issue du référendum, les impacts du vote seront plus politiques qu’économiques. «Nous écartons la possibilité d’une récession mondiale et tablons désormais sur une croissance mondiale autour de 3 %. Elle sera donc modérée mais réelle sur fond de faible inflation », explique-t-il.

En raison des excès de capacité persistantes dans l'industrie et d'une inflation qui devrait rester faible en Europe, les équipes de l'UBP ont très légèrement revu à la baisse leur prévision de croissance pour la zone euro à 1,4% en 2016 et 1,3% en 2017. Comme la plupart des gérants dans les heures qui ont suivi le référendum, l'UBP réaffirme aujourd'hui que les séquelles sur l'Europe seront sans doute plus politiques qu'économiques.

"Nous avons ajusté notre scénario central avec une croissance et un euro plus faible, et une augmentation de la prime de risque sur les titres européens liée à la remontée des incertitudes politiques en Europe", poursuit Patrice Gautry.

Dans ce contexte, "nous avons fait le choix de réduire notre exposition aux financières, en particulier aux banques, ainsi que notre exposition aux valeurs cycliques européennes domestiques, notamment dans le secteur de la consommation discrétionnaire, expliquent Rob Jones et Scott Meech, co-responsables de la gestion actions européennes à l'UBP. A contrario, nous avons augmenté l'exposition de nos portefeuilles aux produits de consommation, à la santé et aux pétrolières dans une logique défensive ".

Du côté du segment du crédit, la société de gestion estime que "la correction de marché consécutive au vote en faveur du Brexit a offert un point d'entrée intéressant sur le marché du crédit et ce d'autant que la probabilité de défaut n'a pas significativement augmenté sur la classe d'actifs." Si la volatilité va rester élevée avec une légère hausse des primes de risque, aucun événement négatif majeur sur le crédit n'est attendu, à moins que d'autres Etats-membres historiques de l'Union européenne émettent eux aussi le souhait d'un référendum.

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