L'UBP défend une distinction entre investissements en actions chinoises et en actions émergentes

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(AOF) - La Chine ouvre ses marchés financiers aux capitaux et investissements étrangers. Cette évolution, qui se traduit par une attention nouvelle des investisseurs pour les actions domestiques chinoises cotées à Shanghai et Shenzhen, et non plus seulement pour la Bourse de Hong-Kong, modifie la donne et accentue encore le poids de la Chine dans les indices internationaux.

"MSCI a calculé des indices pro-forma, et le poids de la Chine passerait à près de 40% dans un fonds d'actions émergentes et à 55% dans un fonds Asie si les marchés domestiques étaient pris en compte dans leur totalité. Dans le cas de l'indice émergent, le manque de diversification qui en découlerait pourrait conduire les investisseurs à se demander si leur indice de référence est toujours un indice global", constate Mathieu Nègre, responsable Actions marchés émergents à l'Union bancaire privée (UBP).

Or, l'absence de diversification pays accroit le "risque pays" d'un portefeuille. Donc, pour éviter de tomber dans le piège d'un indice des valeurs émergentes trop dépendant de la Chine, il serait logique de proposer une alternative aux investisseurs qui auraient à prendre deux décisions : "une qui concerne les pays émergents dans leur dimension globale et une autre qui porte sur la Chine spécifiquement." Les fournisseurs d'indices devraient donc proposer un indice des valeurs émergentes et un indice consacré à la Chine.

"Quand on parle aujourd'hui d'une exposition aux actions asiatiques, on fait souvent référence, sans même le mentionner, aux indices Asie hors Japon, l'exposition au Japon étant décidée séparément. Il serait logique que la même évolution se produise dans le cas de la Chine", indique Mathieu Nègre, à l'Union bancaire privée (UBP).

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