L'UA inquiète des "conséquences catastrophiques" au Burundi

le
0

ADDIS-ABEBA, 16 août (Reuters) - Il existe un risque réel que la crise au Burundi se détériore et ait des "conséquences catastrophiques" tant pour le pays que pour l'ensemble de la région, a averti dimanche l'Union africaine. Réagissant à l'assassinat la veille d'un ancien chef d'état-major de l'armée burundaise, le colonel Jean Bikomagu, la présidente de la Commission de l'UA, Nkosazana Dlamini Zuma, estime dans un communiqué que "cet acte ignoble et les multiples autres actes de violence enregistrés ces derniers mois illustrent encore une fois la gravité de la situation que connaît le Burundi et les risques réels de la voir se détériorer davantage, avec des conséquences catastrophiques tant pour le pays lui-même que pour l'ensemble de la région". Le colonel Bikomagu, qui était à la retraite, est le deuxième militaire de haut rang assassiné depuis le début du mois au Burundi. Le 2 août, un autre ex-chef d'état-major de l'armée, le général Adolphe Nshimirimana, qui dirigeait la sécurité présidentielle, ainsi que trois de ses gardes du corps ont été assassinés dans l'attaque de leur voiture à Bujumbura. La présidente de la Commission de l'UA "insiste encore une fois sur l'impératif du dialogue et du consensus pour trouver une solution pacifique et durable à la crise actuelle et préserver les acquis importants obtenus grâce à l'accord d'Arusha de 2000 pour la paix et la réconciliation au Burundi et à l'accord global de cessez-le-feu de 2003". Le Burundi, théâtre d'une sanglante guerre civile sur fond d'opposition entre Hutus et Tutsis entre 1993 et les accords d'Arusha, vit sous tension depuis que le président sortant, Pierre Nkurunziza, s'est porté candidat et a été élu à un troisième mandat que ses opposants jugent contraire à la Constitution. (Aaron Maasho; Henri-Pierre André pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant