L.Picamoles : " Je m'en fous "

le , mis à jour à 12:50
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L.Picamoles : " Je m'en fous "
L.Picamoles : " Je m'en fous "

Louis Picamoles regarde devant. Ne prêtant guère attention aux derniers résultats face à l'Irlande ou aux forces du XV du Trèfle, le troisième ligne français veut avant tout se concentrer sur le jeu des Bleus avant la rencontre de dimanche à Cardiff.

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL A CARDIFF,

Louis Picamoles, y a-t-il de l’impatience avant ce match contre l’Irlande ?
Oui, comme souvent avant un match de ce niveau-là. Il y a toujours un peu d’excitation parce que ce qu’on aime, c’est être sur le terrain et s’exprimer.

N’est-ce pas un problème d’avoir autant de temps entre deux matchs ?
Après le match du Canada (ndlr : disputé le jeudi 1er octobre), on a eu deux jours ‘‘ off ’’ pour s’aérer un peu la tête. Ça a fait du bien à tout le monde. Ensuite, il y a eu l’arrivée ici (à Cardiff). Ça prend un peu de temps de prendre ses marques. Ça permet de gratter quelques jours. C’est vrai que c’est rare d’avoir douze jours pour préparer un match de ce niveau-là. C’est plutôt bénéfique même si l’impatience arrive plus rapidement que lorsque les matchs s’enchaînent. Ça nous permet de bien bosser, de recharger les batteries, pour arriver avec un maximum de fraîcheur dimanche.

Vous en aviez besoin après trois matchs ?
A titre personnel, vu que je n’ai pas joué contre le Canada, je suis assez bien au niveau de la batterie (sourire). Mais oui, ça fait toujours du bien. Ça permet surtout de continuer à bosser. Quand on a le temps, on n’est pas dans l’urgence et ça permet de travailler les détails qui peuvent faire la différence sur ce genre de match.

Avez-vous spécifiquement travaillé sur le jeu au pied des Irlandais ?
On l’a vu. Par leur demi de mêlée ou leur n°10, ils ont énormément de qualités dans ce domaine. Maintenant, on ne va pas tout changer, tout réorganiser notre jeu en fonction de ça. Mais on va s’y adapter. On sait très bien que c’est une arme chez eux, il va falloir y répondre sur le terrain dimanche.

Picamoles ne se focalise pas sur le jeu au pied des Irlandais

Sur les ballons rendus au pied, vous pourrez en profiter pour remettre de la pression…
On verra. On sait qu’ils aiment beaucoup jouer au pied mais ça ne veut pas dire qu’ils le feront forcément dimanche. C’est une grande équipe et ils savent s’adapter aussi. On se prépare à recevoir du jeu au pied, mais on ne se focalise pas que là-dessus. Après on sait que si on arrive à être forts sur ces ballons hauts et présents à la retombée et au combat au sol, ça peut se transformer en des ballons positifs pour nous et dangereux pour eux.

Il y a de jeunes joueurs et des joueurs plus expérimentés dans cette équipe de France. Y a-t-il un fonctionnement particulier, une hiérarchie entre les joueurs ?
Non. C’est vrai qu’il y a des différences d’âges assez importantes mais ça se passe plutôt bien. Les jeunes ne sont pas plus timides parce qu’ils sont jeunes et les vieux n’en font pas des tonnes parce qu’ils sont vieux. Chacun a trouvé sa place depuis le début de la préparation. On ne voit pas trop ces différences d’âges dans la vie de tous les jours.

Mais des échanges existent-ils entre les générations ?
On est tous des joueurs professionnels. Chacun doit s’occuper de soi avant d’aller expliquer aux autres ce qu’il faut faire. Avec le niveau de notre championnat, les jeunes savent très bien ce qu’ils doivent faire pour être au plus haut niveau. Ils ont fait ce qu’il fallait pour en être là, il n’y a pas besoin d’en rajouter. Après, s’il y a des demandes de conseils des plus jeunes aux plus anciens, je crois que tout le monde est à même d’y répondre. Mais il n’y a pas de rôle particulier par rapport à tout ça.

Y a-t-il un favori entre le France et l’Irlande ?
Je ne répondrai pas vraiment à ça. Ça va être un match de rugby compliqué pour eux comme pour nous. Qui est favori, qui est outsider ? Ça, c’est plutôt aux médias d’en décider. Nous, franchement, on a juste envie de se concentrer sur nous, de bien bosser pour faire le meilleur match possible dimanche parce qu’on a envie de finir premiers de cette poule. On se focalise là-dessus. Si les Irlandais sont meilleurs ou pas, à titre personnel, je m’en fous.

Picamoles ne se soucie pas des quarts de finale

Vous ne les avez jamais battus ces quatre dernières années. Avez-vous une explication à cela ?
Pas vraiment. Chaque fois, le match a été différent. L’histoire des bêtes noires, du fait qu’on ne les a pas battus depuis quatre ans, je ne suis pas sûr que ça joue sur le cours de la rencontre dimanche. Après les matchs, j’avais peut-être des explications. Mais tellement de choses ont changé depuis. L’Irlande, la meilleure équipe européenne sur ces dernières années ? Par les résultats, elle l’a montré. Mais dire qui est la meilleure équipe avant une compétition, c’est compliqué. On le saura seulement à la fin.

Quel est le plus gros danger chez les Irlandais ?
Sur ce qu’ils nous proposerons dimanche, je ne peux pas le savoir. Et le dernier match que j’ai joué contre eux, c’était il y a un an et demi donc… J’ai plutôt tendance à regarder devant plutôt que derrière. On a vu leurs qualités depuis le début de la compétition, et on a bossé dessus. Mais on a surtout bossé sur nous, c’est notre priorité en ce moment.

En quarts de finale, préférez-vous affronter l’Argentine ou la Nouvelle-Zélande ?
Je m’en fous. On prendra les matchs les uns après les autres. De toute façon, si on veut gagner cette compétition, il faudra battre tout le monde. Que ce soit en quarts, en demi-finales ou en finale, il faudra être meilleur que l’équipe en face pour gagner. Peu importe l’adversaire.

Propos recueillis par notre envoyé spécial, Jean-François Paturaud

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