L'ouverture du capital de Doux, étape nécessaire selon Le Foll

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L'ouverture du capital de Doux, étape nécessaire selon Le Foll
L'ouverture du capital de Doux, étape nécessaire selon Le Foll

PARIS (Reuters) - L'ouverture du capital du volailler Doux, en redressement judiciaire depuis le 1er juin, est une "étape nécessaire", a estimé lundi Stéphane Le Foll.

Charles Doux, qui détient 35% des parts de la société, s'est dit prêt dans un entretien au Journal du dimanche à ouvrir le capital de cette société familiale pour tenter de la sauver, alors qu'une cession globale est envisagée.

La famille Doux détient au total 80% du capital.

"L'idée, c'est d'abord de régler un problème de cash, qui est la priorité aujourd'hui au travers des banques (...), ensuite, c'est de trouver un projet industriel qui soit capable d'assurer la pérennité de l'ensemble de la filière", a déclaré le ministre de l'Agriculture sur RTL, se disant "assez confiant" dans la capacité des différents acteurs à trouver une solution.

"Il y aura une solution qui ne sera pas forcément ce qu'avait souhaité Charles Doux, et donc je trouve que la première étape qu'il vient de franchir, sur l'ouverture du capital, c'est une étape nécessaire", a-t-il ajouté.

Interrogé sur la nécessité pour les dirigeants actuels de passer la main, Stéphane Le Foll a déclaré que "ça serait (...) peut-être une solution."

"Si c'est celle-là qui doit être trouvée, nous ferons tout, nous, pour assurer la pérennité de l'ensemble de la filière", a-t-il dit.

La société est en redressement judiciaire depuis le 1er juin et un des administrateurs a proposé le lancement d'un appel d'offres pour une reprise globale de l'entreprise avec maintien des activités. La justice commerciale devra trancher si des propositions sont émises.

Lancé dans une course contre la montre pour trouver des fonds qui permettent le paiement des éleveurs, des fournisseurs et la poursuite de l'activité, le groupe Doux, qui emploie 3.400 personnes, a fait savoir qu'il attendait 20 millions d'euros à la suite de la mise en vente d'une usine "non stratégique".

Cette vente ne serait toutefois pas suffisante selon l'administrateur judiciaire pour permettre au groupe de faire face à ses échéances. Une ligne de crédit de 30 à 35 millions d'euros aurait été nécessaire pour permettre à l'entreprise de fonctionner normalement au cours des prochaines semaines.

Chine Labbé, édité par Yves Clarisse

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  • paquiro le lundi 25 juin 2012 à 11:59

    pourquoi y a t-il un ministre de l'Agriculture et un ministre de l4agroalimentaire ? surement un de trop