L'ouverture des droits à la retraite quand on a travaillé à l'étranger

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Lorsque vous avez travaillé à l'étranger, vos droits à la retraite changent. Et ils varient en fonction du pays dans lequel vous avez effectué votre activité, mais aussi en fonction du temps que vous y avez passé.

Ouverture droits retraite
Ouverture droits retraite

L'UE : des règles applicables à tous ses pays

Les 28 pays de l'Union Européenne ont coordonné leurs sécurités sociales respectives, de façon à ce que toute personne ayant travaillé dans ces pays reçoive une équivalence au moment de partir en retraite.

À ces 28 pays, il faut en ajouter d'autres, comme l'Islande, la Suisse, la Norvège ou le Liechtenstein.

Pour chaque pays dans lequel vous avez travaillé, la caisse de retraite vous versera une pension distincte. De cette manière, si vous avez exercé une activité dans 2 pays différents, vous bénéficierez de 2 pensions, et ainsi de suite.

Toutefois, il faut savoir que pour accéder à ces droits, il faut avoir été assuré au régime de retraite du pays durant un an au minimum.

Le moment venu, la pension se demande dans le pays où l'on réside, sauf dans le cas où vous n'y avez jamais travaillé. Auquel cas, vous la réclamerez dans le dernier pays où vous avez exercé.

Une réponse en fonction de votre statut

En-dehors de l'Union Européenne, la situation est souvent plus délicate : vous devez vous renseigner auprès de l'organisme habilité pour savoir si la France dispose d'une convention avec le pays où vous avez exercé (il en existe plusieurs dizaines à l'heure actuelle). Si oui, celle-ci définit les conditions d'obtention de la pension.

Dans le cas contraire, la retraite est calculée uniquement en fonction du travail en France. En revanche, songez à vous renseigner sur l'obtention d'une éventuelle autre retraite dans le pays d'exercice.

D'autre part, deux statuts spécifiques sont précisés :

  • Le salarié détaché : il désigne le travailleur à l'étranger dont le siège social de l'entreprise est basé en France. Il obéit à certaines conditions, mais le salarié continue de cotiser au régime général français, comme s'il avait toujours travaillé en France ;
  • Le salarié expatrié : il s'agit des travailleurs dont l'activité à l'étranger a dépassé certaines limites de temps : 2 ans dans l'UE, 6 ans en-dehors. À ce moment, le travailleur cesse de cotiser au régime général français.
Il doit alors se tourner vers le régime de son pays de résidence, ou bien se tourner vers la caisse des Français de l'étranger (CFE).

Trucs et astuces

Dans le cas où vous auriez travaillé à l'étranger sans cotiser, sachez que les trimestres non validés peuvent être rachetés. Pour cela, adressez-vous à votre caisse de retraite.

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