L'Otan veut renforcer ses moyens en Europe de l'Est

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    BRUXELLES, 10 février (Reuters) - Les 28 pays de l'Otan 
s'apprêtaient mercredi à Bruxelles à approuver de nouvelles 
dispositions pour dissuader la Russie de se montrer agressive 
aux frontières orientales de l'Alliance, dans les pays baltes et 
en Europe de l'Est, près de deux ans après l'annexion de la 
Crimée. 
    Ces mesures doivent permettre en cas de nécessité le 
déploiement rapide de forces terrestres, aériennes et navales 
dans les régions menacées. 
    Il s'agit aussi de prépositionner des forces dans les Etats 
baltes et en Pologne, selon un principe de rotation, d'y 
installer des entrepôts et d'organiser régulièrement des 
manoeuvres conjointes en s'appuyant sur la force de réaction 
rapide. 
    Les ministres de la Défense de l'Otan ont décidé l'an 
dernier de renforcer la présence de l'Alliance en Europe de 
l'Est en y établissant un réseau de petits centres de 
commandement. 
    Ils sont aussi convenus de plus que doubler les effectifs de 
la force de réaction rapide existante, passant de 13.000 à 
40.000 hommes, et de créer une force d'intervention encore plus 
réactive, opérationnelle en quelques jours, forte de 5.000 
hommes et dotée d'un appui aérien et naval.  
    "Nous devons déployer des troupes et des navires pour 
prévenir toute agression", a déclaré à son arrivée mercredi à 
Bruxelles le ministre britannique Michael Fallon. 
    Les détails de ce déploiement restent à fixer. 
    Les Etats-Unis veulent consacrer en 2017 un budget de 3,4 
milliards de dollars (3 milliards d'euros) dans le cadre de 
cette "initiative de réassurance européenne" lancée après 
l'annexion de la Crimée par la Russie en mars 2014. 
    Cette somme permettra d'assurer la rotation d'effectifs plus 
importants dans la région, avec plus de chars et de véhicules 
blindés. 
    "Cela ne ressemblera pas à ce qui se passait au temps de la 
Guerre froide mais constituera quand même une sérieuse 
dissuasion", a dit le secrétaire américain à la Défense, Ashton 
Carter, qui a souligné la nécessité pour tous les Etats membres 
de l'Otan de contribuer à ce financement. 
    A terme, l'Otan aura un millier de soldats dans chacun des 
six pays qu'elle entend protéger : Lituanie, Lettonie, Estonie, 
Pologne, Bulgarie et Roumanie. Ces troupes seront appuyées par 
la force de réaction rapide interarmées qui réunit aviateurs, 
marins et membres des forces spéciales. 
 
 (Robin Emmott et Phil Stewart; Guy Kerivel pour le service 
français) 
 
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