L'Otan n'envisage pas de zone d'exclusion aérienne en Syrie

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IZMIR, Turquie, 26 novembre (Reuters) - L'Otan n'envisage pas d'instaurer une zone d'exclusion aérienne dans le nord de la Syrie, comme le réclame la Turquie, a déclaré à Reuters le général américain John Nicholson, chef du Land Command (Landcom) chargé d'améliorer les capacités de riposte des forces terrestres de l'Alliance atlantique. La Turquie, qui possède la deuxième armée de l'Otan en effectifs, n'a pas demandé officiellement à l'Alliance l'établissement d'une telle zone mais la juge nécessaire pour permettre le rapatriement dans des secteurs sécurisés du million et demi de réfugiés syriens qui ont fui à l'étranger, notamment sur son territoire. "Etablir une zone d'exclusion aérienne exige des moyens très importants. Ce n'est pas quelque chose que nous examinons dans le contexte actuel", a dit le général Nicholson, interrogé au quartier général du Landcom dans la ville côtière turque d'Izmir. Il a cité l'exemple de l'intervention des Occidentaux en Libye en 2011. L'idée de la Turquie a reçu un accueil très réservé de la part de ses alliés. Les experts militaires soulignent que la mise en place d'une zone d'exclusion nécessite soit l'accord du gouvernement de Damas, soit la neutralisation de la défense aérienne syrienne, avec le risque de voir les Occidentaux entraînés directement dans le conflit, scénario que refusent les alliés du président Bachar al Assad, Russie et Iran. Le général Nicholson a ajouté que l'Otan, tout en suivant de près ce qui se passe au Proche-Orient, concentrait actuellement ses efforts sur la situation en Afghanistan, où l'Alliance aura retiré toutes ses unités combattantes à la fin de l'année. (Jonny Hogg, Guy Kerivel pour le service français)

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