L'Otan n'a pas constaté de retrait russe près de l'Ukraine

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L'OTAN N'A PAS OBSERVÉ DE RETRAIT RUSSE À LA FRONTIÈRE UKRAINIENNE
L'OTAN N'A PAS OBSERVÉ DE RETRAIT RUSSE À LA FRONTIÈRE UKRAINIENNE

BRUXELLES (Reuters) - L'Otan n'a constaté aucun retrait militaire russe des abords de la frontière avec l'Ukraine et va se pencher sur les moyens de renforcer la défense de ses Etats membres, a déclaré mardi son secrétaire général.

"Malheureusement, je ne peux pas confirmer que la Russie est en train de retirer ses forces", a déclaré mardi Anders Fogh Rasmussen à la presse avant une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Alliance atlantique à Bruxelles.

"Ce n'est pas ce que nous constatons", a-t-il ajouté.

La chancelière allemande Angela Merkel a estimé de son côté que le nombre de soldats russes déployés près de l'Ukraine était encore "très élevé" et que le redéploiement ordonné par le président russe Vladimir Poutine était insuffisant pour diminuer la tension dans la région.

"Ce n'est de toute évidence pas une mesure suffisante car la concentration de troupes à la frontière ukrainienne est très élevée", a-t-elle dit pendant une conférence de presse à Berlin.

Par son attitude à l'égard de l'Ukraine, la Russie a sapé les principes sur lesquels a été bâti le partenariat avec l'Otan et leurs relations ne pourront se poursuivre comme si de rien n'était, a souligné Anders Fogh Rasmussen.

Les trois républiques baltes et la Pologne, en première ligne face aux ambitions russes, ont demandé une protection accrue à l'Otan, mais certains Etats-membres de l'Alliance hésitent à prendre des mesures comme l'envoi de troupes supplémentaires qui pourraient être perçues comme une provocation par Moscou.

Mardi, la Russie a mis en garde l'Ukraine contre toute tentation d'intégrer l'Otan.

Les précédentes initiatives en ce sens "ont conduit à un gel des contacts politiques russo-ukrainiens, à un coup de froid entre l'Otan et la Russie et (...) à une division de la société ukrainienne", a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Les futures relations économiques entre Kiev et Moscou "dépendront largement des initiatives de l'Ukraine en matière de politique étrangère", a ajouté le ministère peu après l'annonce par Gazprom, qui fournit la moitié de la consommation de gaz de l'Ukraine, d'une hausse de 40% de ses prix.

(Adrian Croft, avec Stephen Brown à Berlin et Thomas Grove à Moscou; Bertrand Boucey et Tangi Salaün pour le service français)

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  • kurki le mardi 1 avr 2014 à 17:07

    Rien à attendre de la folie US ...

  • bouchet1 le mardi 1 avr 2014 à 16:14

    rien a attendre de la folie russe....