L'Otan frappée de myopie dans la guerre des villes

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L'Otan, critiquée pour sa lenteur, s'est engagée mercredi «à tout faire pour protéger» l'agglomération de Misrata, assiégée depuis quarante jours par les troupes de Kadhafi et dernier bastion des insurgés dans l'Ouest libyen.

Après la campagne du désert, la guerre des villes. L'Otan, critiquée pour sa lenteur, s'est engagée mercredi «à tout faire pour protéger» l'agglomération de Misrata, assiégée depuis quarante jours par les troupes de Kadhafi et dernier bastion des insurgés dans l'Ouest libyen.

Misrata est «la priorité numéro un» et les opérations aériennes s'y poursuivent au même rythme bien que l'adversaire se cache désormais au milieu de la population civile, assure Carmen Romero, porte-parole de l'Otan. La veille, le chef militaire des insurgés, le général Abdel Fattah Younés, avait accusé les alliés de «laisser mourir Misrata» en prenant leur temps. Alain Juppé reconnaissait mercredi que la situation à Misrata «ne peut pas durer» tout en évoquant un scénario d'enlisement. Le chef de la diplomatie française en a discuté dans l'après-midi avec le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen.

Au douzième jour d'une campagne exclusivement aérienne, la Franc

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