L'Otan entend mener un dialogue constructif avec la Russie

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    VARSOVIE, 8 juillet (Reuters) - L'Otan entend chercher un 
dialogue constructif avec la Russie et ne souhaite pas une 
reprise de la Guerre froide, a déclaré vendredi Jens 
Stoltenberg, secrétaire général de l'Alliance atlantique avant 
le début d'un sommet des alliés à Varsovie. 
    "Notre position est claire. L'Otan ne cherche pas la 
confrontation, nous ne voulons pas d'une nouvelle Guerre 
froide", a déclaré Stoltenberg en réponse aux protestations 
émises par Moscou face aux renforcements militaires prévus en 
Pologne, en Estonie, en Lituanie et en Lettonie. 
    "Nous continuerons à chercher un dialogue constructif avec 
la Russie", a-t-il ajouté. 
    Le secrétaire général de l'Otan s'est dit convaincu que la 
décision de la Grande-Bretagne de quitter l'Union européenne 
n'était pas de nature à affaiblir les liens entre l'Europe et 
les Etats-Unis. 
    La Grande-Bretagne restera un membre "solide et déterminé" 
de l'alliance militaire occidentale, a-t-il dit. 
    Dans un article publié par le Financial Times avant le début 
du sommet, Barack Obama a appelé les dirigeants des pays membres 
à faire preuve de fermeté à l'égard de la Russie après 
l'annexion de la Crimée en mars 2014. 
    "A Varsovie, nous devons réaffirmé notre détermination - 
notre devoir suivant l'article 5 du Traité de l'Atlantique Nord 
- de défendre tout allié de l'Otan", affirme le président 
américain qui participe à son dernier sommet de l'Alliance. 
    Selon lui, les Occidentaux doivent aider l'Ukraine à 
défendre sa souveraineté et son intégrité territoriale en 
maintenant les sanctions tant que la Russie ne se conforme pas 
pleinement à l'accord de cessez-le-feu. 
    "Nous devons renforcer la défense de nos alliés en Europe 
centrale et orientale, renforcer la dissuasion et consolider 
notre capacité de résistance aux nouvelles menaces y compris les 
attaques cybernétiques", déclare Barack Obama. 
     Les trois Etats baltes et la Pologne ont demandé une 
présence permanente de l'Otan sur leur territoire face aux 
risques de déstabilisation que pourrait chercher Moscou en 
exploitant les populations russophones, en menant des attaques 
informatiques voire en procédant à des incursions territoriales. 
    Les 28 Etats membres doivent décider officiellement vendredi 
le déploiement de quatre bataillons de 3.000 à 4.000 hommes dans 
les pays baltes et dans l'est de la Pologne suivant un principe 
de rotation destiné à les assurer de l'engagement de l'Otan à 
les défendre. 
         
 
 (Gabriela Baczynska et Wiktor Szary; Pierre Sérisier pour le 
service français) 
 
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