L'Otan aurait pu sauver 63 migrants en Méditerranée

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Un rapport du Conseil de l'Europe accuse l'Alliance d'erreurs ou de manquements qui ont mené il y a un an à la mort de réfugiés africains fuyant, par la mer, la Libye en guerre.

Le 25 mars 2011, 72 Africains s'embarquent à Tripoli sur un navire qui doit les emmener loin de la guerre qui fait rage. Ils mettent le cap sur l'île italienne de Lampedusa. Quinze jours plus tard, le bateau s'échoue sur les côtes libyennes, vers Misrata. À bord, seuls neuf migrants ont survécu. Les autres, dont deux bébés, sont morts de faim ou de soif. Un an après le drame, un rapport d'enquête du Conseil de l'Europe tente de déterminer les responsabilités dans ce drame. Selon son rapporteur, la Néerlandaise Tineke Strik, l'Otan et ses membres européens sont coupables d'avoir laissé ces réfugiés mourir.

Quand l'avarie se déclare sur l'embarcation des migrants, après 18 heures de navigation, ils n'ont réalisé qu'un tiers du trajet et se trouvent à 100 km des côtes libyennes. Les passagers contactent alors, via le téléphone satellite du bateau, un prêtre érythréen basé à Rome, qui prévient les garde-côtes italiens. Le rapport établit que le centre de co

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