L'Otan affiche sa solidarité avec la Turquie

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BRUXELLES, 28 juillet (Reuters) - Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a exprimé mardi la solidarité de l'Alliance atlantique avec la Turquie, qui a demandé à ses 27 partenaires de l'Otan de la soutenir dans ses opérations antiterroristes en Syrie et en Irak lors d'une réunion extraordinaire à Bruxelles. Ankara a invoqué l'article 4 du Traité de l'Atlantique-Nord, qui autorise un membre de l'Otan à demander des consultations à ses alliés en cas de menace contre son intégrité territoriale. "Nous présentons nos condoléances au gouvernement turc et aux familles des victimes pour ces terribles actes de terreur. Le terrorisme sous toutes ses formes ne saurait être toléré ni justifié", a dit Jens Stoltenberg à l'ouverture de la réunion. Un attentat suicide imputé au groupe Etat islamique a fait 32 morts lundi dernier à Suruç, près de la frontière syrienne. Depuis, la Turquie a lancé des raids contre l'EI en Syrie et contre les séparatistes du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), qui ont lancé après l'attentat plusieurs attaques de représailles contre des policiers accusés de collaboration avec l'EI. "L'Otan suit de près ces événements et nous sommes fortement solidaires de notre allié turc", a déclaré le secrétaire général de l'Otan, qui s'est entretenu vendredi dernier avec le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu. Dans une interview accordée à la chaîne turque ATV, Ahmet Davutoglu a estimé qu'il était important que l'Otan comprenne "correctement les intentions" de la Turquie. Ankara n'invoque pas l'article 5 de la Charte de l'Otan, qui demande aux alliés d'envisager une assistance militaire. Le gouvernement turc a déjà invoqué à deux reprises l'article 4 en 2012, en raison du conflit syrien, en particulier après une collision aérienne avec un avion syrien. Au-delà du soutien politique de l'Otan, Ankara a obtenu l'engagement des Etats-Unis à oeuvrer à l'établissement d'une zone de sécurité dans le nord de la Syrie pour les personnes déplacées par les combats. La Turquie, après avoir été longtemps réticente à participer à la coalition anti-EI formée par les Etats-Unis, a autorisé la semaine dernière l'aviation américaine à utiliser ses bases aériennes pour lancer ses raids contre les djihadistes. La Commission européenne a reconnu lundi le droit des Turcs à se défendre contre le "terrorisme", tout en soulignant la nécessité de ne pas mettre en danger le processus de règlement du conflit avec les Kurdes de Turquie, entamé en 2012. Lors d'une conférence de presse mardi, le président turc Recep Tayyip Erdogan a jugé impossible de poursuivre le processus de paix avec les séparatistes kurdes. ID:nL5N1081YF (Robin Emmott, Nick Tattersall; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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