L'otage française Isabelle Prime libérée au Yémen-Elysée

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(Actualisé avec détails) PARIS, 7 août (Reuters) - La Française Isabelle Prime, enlevée au Yémen fin février, a été libérée et s'apprête à rentrer en France, a annoncé vendredi la présidence de la République française. La jeune femme, qui est consultante, avait été enlevée par des hommes armés en même temps que son interprète à Sanaa, la capitale du Yémen, le 24 février dernier alors qu'elle se rendait à son travail. Sa libération avait été annoncée une première fois en mars de source tribale yéménite, mais finalement, seule son interprète, Cherine Makaoui, avait été libérée. Le communiqué de l'Elysée ne précise pas les circonstances de la libération d'Isabelle Prime si ce n'est que la Française a été libérée "cette nuit" et qu'elle rejoindra la France "dans les heures qui viennent". "Notre compatriote Isabelle Prime a été libérée cette nuit. (...) La France a déployé tous ses efforts pour parvenir à ce dénouement heureux. Isabelle Prime est actuellement sous la protection des services français", indique la présidence française qui remercie "tous ceux qui ont œuvré à cette solution" et notamment le sultan d'Oman, Qaboos Ibn Saïd. Isabelle Prime était apparue dans une vidéo de 21 secondes mise en ligne le 4 mai dernier et qui avait été adressée au quotidien Ouest-France. La vidéo avait été authentifiée par la France. On y voyait la jeune femme, vêtue de noir, à genoux et le visage fatigué s'adresser en anglais au chef de l'Etat français et au président yéménite Abd-Rabbou Mansour Hadi, aujourd'hui en exil en Arabie saoudite. Elle y demandait aux deux chefs d'Etat de la faire libérer "rapidement" et ajouté avoir tenté "plusieurs fois" de se suicider. Le Yémen est en pleine crise depuis la prise de Sanaa par les miliciens houthis, des chiites originaires du nord du Yémen, en septembre dernier. Une coalition de pays arabes sunnites emmenés par l'Arabie saoudite a lancé une campagne de frappes aériennes sur le pays le 26 mars dernier pour aider les forces loyales au président Abd-Rabbou Mansour Hadi à reconquérir le pouvoir. Le Yémen abrite aussi une des branches les plus actives d'Al Qaïda, Al Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa), qui a revendiqué l'attentat contre l'hebdomadaire Charlie Hebdo le 7 janvier dernier et à qui les hommes de tribus revendraient souvent les otages qu'ils enlèvent. Les milices fidèles au président Hadi et des unités militaires formées et équipées par les pays arabes du Golfe ont enregistré des victoires notables ces dernières semaines face aux Houthis. (Danielle Rouquié)

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