L'origine nord-coréenne de la cyberattaque mondiale fait toujours débat

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L'origine nord-coréenne de la cyberattaque mondiale fait toujours débat
L'origine nord-coréenne de la cyberattaque mondiale fait toujours débat

La Corée du Nord est-elle à l'origine de la cyberattaque mondiale qui a infecté des centaines de milliers d'ordinateurs début mai?Les experts l'évoquent de plus en plus depuis que certains d'entre eux ont estimé que le "ransomware" utilisé (rançongiciel, code malveillant) présentait des similarités avec d'autres attaques du groupe de pirates informatiques Lazarus, lié à la Corée du Nord, y compris à l'attaque en 2014 des studios de cinéma Sony Pictures.L'éditeur américain de logiciels anti-virus Symantec a jugé cette semaine "hautement probable" que les attaques soient liées à Lazarus. Et la société de cybersécurité israélienne Intezer a émis des conclusions similaires la semaine dernière.La société russe Kaspersky Labs et d'autres spécialistes ont aussi montré du doigt la Corée du Nord, bien qu'aucune preuve n'ait été apportée - les pirates peuvent soit cacher soit parodier leur identité. Pyongyang, par son émissaire à l'ONU, a démenti ces allégations.Les experts de Symantec nuancent également que la cyberattaque WannaCry "ne présente pas les caractéristiques d'une attaque par un Etat mais relève davantage du cybercrime".- Prêts à tout -"Je verrai bien la Corée du Nord mener (cette attaque) pour obtenir de l'argent", explique Paul Benda, qui a travaillé pour le Pentagone et le ministère de la Sécurité intérieure avant de devenir le responsable technologies du cabinet de conseil Global Security and Innovative Strategies. "Avec les sanctions, ils ont besoin d'espèces sonnantes et trébuchantes"."Bien que des années de sanctions aient isolé le régime reclus du marché financier mondial, la Corée du Nord cherche sans doute à renflouer ses coffres par le biais d'une vaste campagne de cybercrime", abonde l'expert de FireEye Luke McNamara sur le blog Lawfare.Paradoxalement, les mesures prises pour faire pression et convaincre la Corée du Nord d'abandonner ...

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