L'Oréal : une acquisition séduisante

le
0
DR
DR

(lerevenu.com) - Pour son exercice clos le 30 juin dernier, Urban Decay a affiché un chiffre d'affaires de 130 millions de dollars, un montant modeste comparé au total des ventes de L'Oréal en 2011 (20,3 milliards d'euros).

L'Oréal ne communique pas le prix d'achat de cette société américaine, au groupe de capital-investissement Castanea Partners qui, depuis 2009, l'a aidée à tripler ses ventes. Pour cette transaction qui doit encore recueillir le feu vert de l'autorité de la concurrence américaine, L'Oréal était conseillé par Lazard et Weil, Gotshal and Manges (LLP).

Créée en 1996 par une spécialiste du maquillage, Wende Zomnir, avec l'aide de Sandy Lerner, la cofondatrice du fabricant de routeurs informatiques Cisco Systems, Urban Decay (Décadence urbaine) a introduit des couleurs inusitées jusqu'alors (vert, pourpre, etc.) dans les rouges à lèvres et les vernis à ongles. L'Oréal dit vouloir «renforcer sa position au sein de deux circuits de distribution particulièrement dynamiques aux Etats-Unis, à savoir les enseignes de libre-service assisté et le e-commerce».

L'actionnaire de L'Oréal peut souhaiter la même réussite commerciale du groupe avec Urban Decay qu'avec Maybelline, ce cosméticien américain créé en 1905 et racheté en 1996 par le groupe français.

Le cabinet d'analyse Bernstein Research juge d'ailleurs que cet achat «est tout à fait en ligne avec la fructueuse stratégie de fusion-acquisition suivie par L'Oréal depuis les années 1980, 1990 et début 2000 consistant à acquérir de solides marques régionales ou nationales présentant un potentiel de croissance international».

Le courtier n'en estime pas moins que «la prime de l'action L'Oréal par rapport aux titres de ses concurrents n'en est pas justifiée» et fixe un objectif de cours de 94 euros, inférieur au cours actuel.

Achetez.

Les cours de L'Oréal en direct

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant